Les Etats-Unis décrètent une nouvelle série de sanctions économiques contre Téhéran

Le gouvernement américain a pris mercredi une nouvelle série de sanctions économiques contre l’Iran, à la veille de pourparlers entre les deux pays à Genève au sujet du programme nucléaire iranien.

Le service chargé des sanctions économiques au sein du département du Trésor américain a ainsi placé sur sa liste noire des sociétés et douze pétroliers iraniens ainsi que quatre personnes de nationalité iranienne.

Les pétroliers concernés font partie de la « flotte fantôme » qui permet à Téhéran de contourner l’embargo américain sur ses exportations de brut et ainsi de « financer la répression interne, les groupes terroristes qui lui sont affiliés et ses programmes d’armement », indique le Trésor américain dans un communiqué.

De nouvelles discussions sont programmées jeudi en Suisse autour du programme nucléaire iranien, au coeur des différends entre Washington et Téhéran.

Le président américain, Donald Trump, a accusé mardi soir l’Iran d’avoir « développé des missiles qui peuvent menacer l’Europe et nos bases » militaires et de chercher à en concevoir des plus puissants encore, capables « d’atteindre bientôt les Etats-Unis ».

« Ils poursuivent à l’heure actuelle leurs sinistres ambitions nucléaires », a fustigé le locataire de la Maison Blanche qui tente d’arracher un accord garantissant notamment que l’Iran ne se dote pas de l’arme atomique.

Washington et Téhéran, qui ont renoué le dialogue début février pour la première fois depuis la guerre de 12 jours en juin 2025, ont tenu deux sessions de pourparlers pour tenter de régler leurs différends. Mais les deux pays continuent à échanger des menaces sur fond d’escalade militaire.

Les Etats-Unis ont dépêché deux porte-avions dans le Golfe et disposent aussi de dizaines de milliers de soldats dans des bases de la région.

L’Iran, qui dément chercher à se doter de la bombe atomique, veut limiter les pourparlers à son programme nucléaire et exige la levée des sanctions qui étranglent son économie.

Pour Washington, un accord doit inclure son programme de missiles balistiques et son soutien dans la région aux groupes armés.

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