“La transition démocratique s’effectue correctement en Tunisie”, estime un ministre français

"La transition démocratique s’effectue correctement en Tunisie", a estimé dimanche le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian, à une semaine du premier tour de l’élection présidentielle dans ce pays.

"La France constate que la transition démocratique s’effectue correctement en Tunisie", a commenté dimanche Jean-Yves Le Drian, dans l’émission politique Le Grand Rendez-vous Europe1/CNEWS/Les Echos.

"C’est une jeune démocratie, c’est une Constitution récente, c’est le premier pays du Printemps arabe mais un Printemps qui s’est poursuivi par la voie démocratique", a relevé le ministre français des Affaires étrangères.

"La mort du président Essebsi a entraîné une accélération du calendrier mais le processus se déroule, respectons-le, il est très honorable", a-t-il estimé.

Une présidentielle anticipée est organisée le 15 septembre après le décès du président tunisien Béji Caïd Essebsi survenu le 25 juillet.

Interrogé à propos de la situation d’un des principaux candidats de cette présidentielle, Nabil Karoui – un publicitaire et homme des médias controversé, en prison depuis deux semaines -, M. le Drian a déclaré : "il y 26 candidats, je ne vais pas aller prendre position pour tel ou tel candidat et la justice tunisienne est majeure et je la respecte".

"Il y a une justice en Tunisie que je respecte, il y a une Constitution en Tunisie que je respecte et ce que je souhaite c’est que la transition démocratique se fasse le mieux possible", a-t-il ajouté.

M. Karoui était depuis trois ans sous le coup d’une enquête pour blanchiment d’argent. Il a été inculpé le 8 juillet puis arrêté le 23 août. Il a été arrêté de façon rocambolesque par des policiers en civil qui ont encerclé sa voiture au moment où il rentrait d’une tournée pré-électorale.

Ses partisans soulignent que cette arrestation est entachée d’irrégularités, accusant son rival, le chef du gouvernement Youssef Chahed, d’en être l’instigateur, ce que ce dernier a démenti.

La justice tunisienne a rejeté mardi en appel une demande en vue de la libération de M. Karoui, mais sa candidature à la présidentielle reste valide.

Son épouse et des militants de son parti, Qalb Tounes (le coeur de la Tunisie), font campagne par procuration et assurent les meetings et les conférences de presse qu’il ne peut honorer.

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