La mort de Ben Laden, une “délivrance” pour le monde entier

La mort du chef de l’organisation terroriste Al Qaida, tué dimanche au Pakistan par les forces américaines, constitue une "délivrance" pour le monde entier, estime mardi la presse britannique qui a abondé en analyses et commentaires sur l’impact de cette nouvelle.

Le Times a consacré une vingtaine de pages à la mort de Ben Laden qui "changera le monde", dix ans après les horribles attentats du 11 septembre dont il était le commanditaire.

Sous le titre, "l’homme qui change encore une fois le monde, The Times écrit que la mort d’Oussama Ben Laden "transformera sans l’ombre d’un doute notre planète une fois de plus, dix ans après le 11 septembre".

"A bien des égards, cette décennie a été définie par Ben Laden. La nouvelle de sa mort a suscité des scènes de jubilation devant la Maison Blanche. Les marchés financiers américains ont rebondi et le président Obama a déclaré que la menace terroriste qui pesait sur l’Occident depuis dix ans s’est atténuée", souligne le journal.

Pour The Guardian, la mort de Ben Laden risque d’anéantir Al Qaida, nombre "de potentiels successeurs à la tête de la nébuleuse tués ou capturés, plus personne n’a vraiment une réelle chance de s’imposer comme leader".

D’un autre coté, le journal met l’accent sur les conséquences que pourrait subir le Pakistan du fait qu’il abritait Oussama Ben Laden.

"La découverte de Ben Laden à une trentaine de kilomètres d’Islamabad embarrassera énormément le Pakistan", souligne la publication.

Le Pakistan a toujours soutenu ne pas être une plate-forme du terrorisme mais plutô t sa principale victime, rappelle The Guardian.

The Telegraph a quant à lui focalisé sur l’effet de la nouvelle de la disparition de Ben Laden principalement sur le peuple américain qui n’a pas manqué d’exprimer son bonheur d’entendre une nouvelle tant attendue.

Aussi, la publication a estimé que cette donne constitue une victoire importante pour le Président Obama, au début de la campagne électorale pour les présidentielles de 2012.

La mort d’Oussama Ben Laden confortera également la position américaine en Afghanistan, estime le Financial Times, dotant ainsi les Etats-Unis d’une plus grande marge de manœuvre dans la guerre contre le terrorisme en Afghanistan, à un moment où le débat tournait autour de l’importance du retrait des troupes prévu pour juillet.

Le journal considère en outre que la mort du chef d’Al Qaida met également fin à une longue disgrâce nationale pour les Américains.

"Dans un moment de libération nationale, les Américains mettent de coté la peur du déclin et les querelles partisanes", écrit le journal.

The Independent s’interroge pour sa part sur l’effet de la mort de Ben Laden sur la sécurité internationale, se demandant si les pays doivent vraiment se sentir à l’abri du terrorisme avec la disparition du chef d’Al Qaida. La réponse a été évidemment négative pour The Independent, qui croit que nombre de "groupes jihadistes voudraient rétablir l’équilibre de la terreur en perpétrant de nouvelles attaques".

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