L’inculpation de Brahim Ghali en Espagne, un coup dur porté au polisario (Le Figaro)

L’inculpation de Brahim Ghali en Espagne pour “génocide et crimes de guerre” est un coup dur porté au polisario, écrit vendredi le quotidien français Le Figaro.

Une plainte avait été déposée il y a dix ans par l’Association sahraouie pour les droits de l’Homme (Asadedh), rappelle le journal, notant que le dossier a, semble-t-il, été réactivé à la faveur de la nomination en juillet de Brahim Ghali à la tête du polisario au lendemain de la mort de Mohamed Abdelaziz.

"Dépourvu d’immunité diplomatique, il pourrait être contraint de restreindre ses déplacements à l’étranger pour ne pas risquer une arrestation", fait remarquer le quotidien.

Ancien représentant du Front à Madrid, Brahim Ghali avait dû quitter l’Espagne après avoir été une première fois inquiété par la justice de ce pays en 2008, rappelle le journal, notant qu’il devait se rendre jeudi à Barcelone pour participer à une conférence de soutien à la cause séparatiste.

L’Audience nationale, la plus haute juridiction pénale d’Espagne, a décidé mardi la réouverture des poursuites pénales pour ”génocide et crimes contre l’humanité” contre le chef des séparatistes qui devrait effectuer un déplacement en Espagne.

Informé de la prochaine arrivée de ce criminel notoire à Barcelone pour participer à une conférence, le juge de l’Audience Nationale, José de la Mata, a adressé récemment une ordonnance à la police espagnole lui demandant des données détaillées concernant l’identité de Brahim Ghali contre lequel une plainte avait été acceptée en 2007 par ladite juridiction pour ”crimes contre l’humanité, tortures, génocide et séquestration”. La justice espagnole a convoqué le chef des séparatistes à comparaître devant le tribunal, le 19 novembre courant en tant qu’accusé.

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