Un document publié mardi par le Bureau du contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain autorise les transactions impliquant des « entités américaines établies » tout au long de la chaîne de production du pétrole, de l’extraction à la livraison, en passant par le raffinage et le stockage.
Après le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de Nicolas Maduro, le président américain Donald Trump avait annoncé que les compagnies américaines vont oeuvrer pour la relance de l’industrie pétrolière et gazière vénézuélienne, délabrée après des années de sous-investissement et de mauvaise gestion.
Le Trésor américain qui gère les sanctions économiques est en train de lever par étapes l’embargo mis en place en 2019 par les Etats-Unis sur l’or noir du pays.
L’Assemblée nationale vénézuélienne a récemment voté une réforme pour ouvrir le secteur pétrolier au privé, bouleversant complètement le modèle hérité de l’ex-président Hugo Chavez (1999-2013), d’inspiration socialiste.
Le Secrétaire américain à l’Energie, Chris Wright, est arrivé mercredi au Venezuela pour des rencontres prévues avec la présidente par intérim Delcy Rodriguez et des dirigeants du secteur pétrolier.
Il s’agit de la visite de plus haut niveau de l’administration américaine depuis l’intervention militaire du 3 janvier et la capture du président Nicolas Maduro.
Des années de mauvaise gestion et de corruption ont fait passer la production d’un pic de plus de trois millions de barils par jour au début des années 2000, à un plus bas historique de 350.000 par jour en 2020.
Le Venezuela produit actuellement, selon les autorités du pays, quelque 1,2 million de barils par jour.

