L’Académie théâtrale de Rome Sofia Amendolea s’adjuge le grand prix du FITU de Tanger

La troupe de l’Académie théâtrale de Rome Sofia Amendolea (Italie) a remporté, samedi, le grand prix de la 11è édition du Festival international du théâtre universitaire de Tanger (FITUT), placée sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI.

La troupe italienne a été récompensée pour sa pièce théâtrale ”Wood Prison’", un lieu privé d’émotions où les êtres humains se sont transformés en êtres inanimés. Les émotions ne sont présentes que dans les rêves, lieu dans lequel se trouve le souvenir des fables du passé. Une histoire qui vit à travers le fable d’un rêve. Un monde sans âme qui se transforme et s’autodétruit. Certaines personnes sont là pour une raison.

Le Prix de la mise en scène a, quant à lui, été attribué à la pièce de théâtre ”Mes chères ladies” de la troupe "Not bad Theatre" de l’Université de l’art et de la culture de Moscou (Russie), alors que le Prix des droits de l’Homme est revenu à la pièce de théâtre ”Le conteneur” de la troupe Fantasia de l’École nationale de commerce et de gestion (ENCG) de Casablanca. L’acteur Jimmy de l’Université d’Ain Shams (Egypte), qui a présenté la pièce ”La ville de neige”, a décroché le prix de la meilleure interprétation masculine, tandis que le prix de la meilleure interprétation féminine a été octroyé à Zoe Henne, Alicia Duquesne, Laura Mann et Louise Wanlin, actrices formant la troupe "Ekwa compagnie" du Conservatoire Royal de Bruxelles (Belgique) pour leurs rôles dans la pièce "Europe". En ce qui concerne le Prix du meilleur texte théâtral, il a été décerné à la pièce ”Europe” du Conservatoire Royal de Bruxelles, tandis que le Prix spécial de la recherche collective a été remis à la pièce "The Isthmus" de l’ENCG de Tanger.

Pour les Prix de la scénographie, de la chorégraphie et de l’interprétation collective ont été du mérite de la pièce "Wood Prison" de l’Académie théâtrale de Rome Sofia Amendolea (Italie) qui a également remporté le Grand Prix du festival.

S’agissant du jury de cette édition, il a été présidé par l’acteur et réalisateur Driss Roukhe, et comprend l’actrice Hasna Tamtaoui, le critique et journaliste Ahmed Eddaferi, la scénographe Badria El Hassani et Rachid Montassir.

Intervenant à cette occasion, Driss Roukhe s’est réjoui de la "ferveur, de l’enthousiasme et surtout de la créativité de l’ensemble des étudiants ayant pris part à cette manifestation d’envergure internationale, qui d’année en année commence à s’inscrire avec force et rigueur dans le panorama socioculturel de la ville de Tanger".

Il a également enregistré avec satisfaction la variété des œuvres programmées, la différence des styles de mise en scène et du jeu et l’originalité dans le choix des thématiques, sans manquer de mettre une mise au point sur certains aspects liés au volet formel, organisationnel, méthodologique et pédagogique.

La cérémonie de clôture a été marquée par un hommage rendu à de grands noms de l’univers théâtral marocain. Il s’agit de l’acteur, réalisateur et scénariste marocain Mohamed Tsouli, renommé pour ses œuvres à textes et pour la justesse de ses prestations, ainsi que du jeune acteur, scénariste et professeur Amine Nasseur, outre un hommage rendu par l’Université Ain Shams d’Égypte au président de l’Université Abdelmalek Essaadi, Houdaifa Ameziane.

Placée sous le thème "la paix, héritage sacré de toute culture", cette édition à connu la participation de troupes théâtrales venues des quatre coins du monde pour présenter leurs œuvres dans différentes estrades théâtrales de la ville.

Un total de 12 pièces ont été ainsi en compétition officielle de cette édition, portant les valeurs de paix et de coexistence, et représentant, outre le Maroc, la Belgique, l’Égypte, la Russie, la Jordanie, l’Espagne, l’Italie, l’Algérie et la Tunisie.

Le programme de ce rendez-vous théâtral, initié par l’Université Abdelmalek Essaadi avec le concours de l’Association de l’action universitaire de l’ENCG de Tanger, a été également marqué par la programmation d’une palette d’activités aussi diversifiées et colorées les unes que les autres, notamment l’organisation d’ateliers et de tables rondes parallèlement avec les performances théâtrales, d’un carnaval qui a sillonné les artères de la ville du Détroit, de visites à des sites historiques (Kasbah et les grottes d’Hercule) et la signature de deux livres, dont "Théâtre et politique" de Rachid Douani.

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