Hantavirus : l’OMS avertit que le travail « n’est pas terminé » après l’évacuation du MV Hondius
Lors d’une conférence de presse conjointe à Madrid avec le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, le patron de l’OMS a souligné que « d’autres cas pourraient apparaître dans les semaines à venir », en raison de la longue période d’incubation du virus.
Tedros Adhanom Ghebreyesus a précisé que les personnes évacuées devront faire l’objet d’un suivi actif pendant 42 jours, soit jusqu’au 21 juin, la date de la dernière exposition au virus ayant été fixée au 10 mai.
Il a par ailleurs assuré que l’évaluation du risque sanitaire mondial lié à ce foyer d’hantavirus « reste faible » et qu’aucun élément ne laisse présager, à ce stade, une flambée de plus grande ampleur.
Le responsable onusien a rappelé que l’OMS dispose de « directives claires » en matière de gestion sanitaire, tout en reconnaissant que l’institution ne pouvait que « conseiller et recommander » les États, sans pouvoir les contraindre à appliquer ses protocoles.
Le directeur général de l’OMS a également salué l’action des autorités espagnoles, remerciant l’Espagne pour avoir respecté « ses obligations légales au regard du droit international » ainsi que « son devoir moral de solidarité » envers les passagers du navire.
De son côté, Pedro Sanchez a qualifié de « succès » l’opération internationale d’évacuation et de rapatriement menée depuis les Canaries, affirmant qu’elle s’était déroulée « sans aucun incident ».
Le chef du gouvernement espagnol a indiqué que plus de 120 passagers et membres d’équipage de différentes nationalités ont été rapatriés à bord de dix vols spéciaux, grâce à une opération mobilisant près de 400 professionnels relevant notamment des ministères de la Santé, de l’Intérieur, de la Défense et de la Politique territoriale.
M. Sanchez a défendu la décision de l’Espagne d’accueillir le navire dans l’archipel des Canaries, estimant qu’elle répondait à la fois à une « responsabilité légale » et à une « obligation morale » envers les passagers et leurs familles.
La variante détectée à bord du Hondius, connue sous le nom d' »hantavirus Andes », est une souche rare susceptible de se transmettre d’une personne à une autre.
L’hantavirus se propage généralement par contact avec des rongeurs infectés, principalement à travers leur urine, leurs excréments ou leur salive.
