Lutte contre la corruption au Maroc : convention de coopération entre la Présidence du ministère public et l’INPPLC
La Présidence du Ministère public et l’Instance nationale de la Probité, de la Prévention et de la lutte contre la Corruption (INPPLC) ont signé, lundi à Rabat, une convention de coopération et de partenariat. Cet accord vise à établir un cadre durable de coordination et de complémentarité entre les deux institutions dans leur combat contre la corruption.
La convention a été signée par le Procureur général du Roi près la Cour de Cassation, Hicham Balaoui, et le Président de l’INPPLC, Mohamed Benalilou. Elle s’inscrit dans le cadre des Hautes Orientations Royales, qui appellent à renforcer l’interaction entre les instances de gouvernance et les autres institutions nationales.
M. Balaoui a souligné que la moralisation de la vie publique et la lutte contre la corruption sont des priorités de la politique pénale, ajoutant que cette convention contribuera à fortifier le front national face à la prévarication. Il a précisé que cet accord matérialise l’application de la disposition constitutionnelle relative à la coopération entre les pouvoirs, en mettant l’accent sur le développement des compétences des magistrats et l’échange d’expertises conformes aux standards internationaux.
De son côté, M. Benalilou a exprimé que cette convention témoigne d’une volonté institutionnelle de renforcer la lutte contre la corruption avec efficacité et harmonie. Il a également noté que cette démarche établit un cadre institutionnel pour protéger l’intégrité et renforcer la confiance dans les institutions, ce qui est essentiel pour le déploiement des politiques publiques.
Selon un communiqué conjoint, cette convention constitue une déclaration claire de la volonté de l’État de renforcer son front interne contre la corruption. Elle vise à instaurer des mécanismes pratiques pour la coordination, l’échange d’informations, et le suivi des affaires liées à la corruption.
Les domaines de coopération comprennent également la protection des dénonciateurs et des témoins, ainsi que le développement de programmes de formation pour les magistrats et les agents de l’INPPLC. En somme, cette convention représente une approche stratégique qui considère la lutte contre la corruption comme une responsabilité collective, renforçant ainsi le positionnement du Maroc en tant que pays engagé dans cette lutte cruciale.
