Grèce: le Parlement approuve l’achat de 18 avions Rafale à la France

Le Parlement grec s’est prononcé jeudi soir en faveur de l’achat à la France de 18 avions de combat Rafale, ce qui est “un message positif”, s’est félicité le ministre de la Défense Nikos Panagiotopoulos.

Le projet de loi a été approuvé par la majorité gouvernementale de droite, le principal de l’opposition Syriza (gauche), le Kinal (centre-gauche) et le petit parti nationaliste Elliniki Lissi. Les députés du parti communiste KKE et de la gauche MeRa25 ont voté contre l’achat de ces appareils.

Six de ces avions sont neufs tandis que douze sont d’occasion, selon le gouvernement. Le premier appareil va arriver en Grèce six mois après la signature du contrat avec la France.

La ministre française de la Défense Florence Parly est attendue à Athènes d’ici à la fin janvier pour signer l’accord dont le prix s’élève à environ 2,5 milliards d’euros.

Ce vote “envoie un message clair à plusieurs directions” et “vise à l’effort du renforcement des forces armées”, a indiqué Νikos Panagiotopoulos après le vote à l’Assemblée.

La décision pour le renforcement de la défense de la Grèce avait été prise en septembre par le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis sur fond de tensions accrues avec la Turquie au sujet de l’exploitation des hydrocarbures dans le sud-est de la Méditerranée.

La France avait soutenu la Grèce et participé l’été à des manoeuvres militaires communes en Méditerranée.

Les tensions entre la Grèce et la Turquie, membres tous les deux de l’Otan, avaient été débattues lors  du sommet européen en décembre. Bruxelles avait alors prévu de sanctionner les actions “illégales et agressives” de la Turquie en Méditerranée.

La décision pour l’achat de ces avions intervient alors que l’économie grecque table sur une reprise de 4,8% en 2021, en deçà des prévisions antérieures de 7,5%. La récession est prévue à plus de 10% pour 2020.

Avec une économie toujours en convalescence après la décennie de la crise de la dette, la Grèce prévoit de dépenser 24 milliards d’euros en 2020 et 7,5 milliards en 2021 pour amortir l’impact de la pandémie sur l’économie.

La dette publique devrait grimper à 209% du PIB avant de redescendre en dessous de 200%, selon les prévisions officielles.

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