“Charlie Hebdo” : quand Samy Naceri demande l’interdiction du blasphème

Sur D8, l’acteur a violemment critiqué la dernière couverture du journal, affirmant : “La liberté d’expression s’arrête au moment où ça dérange l’autre.”

Ce retour sur les planches devait être un retour en grâce. Samy Naceri, plus connu ces dernières années pour ses démêlés judiciaires que pour son travail d’acteur, était invité jeudi sur le plateau du "Grand 8" pour faire la promotion de la pièce L’Indien cherche le Bronx, au théâtre du Petit Gymnase. Las, l’interview a rapidement tourné au désastre. La journaliste Audrey Pulvar lui ayant demandé, en raison de ses positions passées sur l’écrivain Salman Rushdie, s’il "était Charlie", l’acteur a répondu par une condamnation fiévreuse du "numéro des survivants" qui représente Mahomet en une.

"Il n’y a pas assez de mots pour qualifier la mort de ces journalistes et ces familles qui pleurent leurs proches. C’est horrible. Mais laissons la religion ! Arrêtons ! On a eu 17 morts, des familles qui pleuraient, et on en remet une couche avec 7 millions d’exemplaires avec le prophète. Pourquoi remettre une couche ? Est-ce que Charlie Hebdo a le droit ?" Samy Naceri est ensuite allé plus loin encore, affirmant que jamais Mahomet n’avait été représenté – ce qui est historiquement faux -, pas plus que le Christ ("à part dans les films", assure-t-il), et demandant carrément une loi d’interdiction du blasphème – "pour qu’on n’ait plus de malheur comme ça". "La liberté d’expression s’arrête au moment où ça dérange l’autre", a-t-il affirmé.

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