Un comité de l’ONU s’inquiète de la rhétorique israélienne visant le Liban
Le Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination raciale a exprimé mercredi son inquiétude face à des déclarations de responsables israéliens évoquant la possibilité d’infliger au Liban un niveau de destruction comparable à celui de Gaza.
Une alerte publiée dans le cadre d’une procédure d’urgence
Le Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD) a publié mercredi une alerte consacrée à la situation au Liban, dans le cadre de sa procédure d’alerte précoce et d’action urgente. Le comité d’experts indépendants se dit préoccupé par l’aggravation de la situation humanitaire depuis le 2 mars 2026, faisant état de plus de 4 300 morts et de villages du sud du Liban rendus inhabitables.
Des déclarations jugées alarmantes
Le CERD affirme se dire « profondément alarmé » par des déclarations publiques de responsables israéliens évoquant la possibilité d’infliger au Liban « le même niveau de destruction que celui infligé à Gaza« . Le comité cite également des propos attribués au ministre israélien de la Défense, qui aurait désigné comme « ennemis » les habitants chiites de 24 villages du sud du Liban.
Un risque de déshumanisation et de punition collective
Le comité établit un lien entre l’ampleur des opérations militaires israéliennes et ces déclarations, qu’il juge susceptibles de déshumaniser une partie de la population libanaise ou de légitimer des punitions collectives. Il demande à Israël de renoncer à toute rhétorique de cette nature, qu’elle vise l’origine, l’ascendance ou la religion des populations concernées.
Une intensité des hostilités en recul depuis juin
Le CERD note que l’intensité des hostilités a diminué depuis la signature, en juin, d’un protocole d’accord irano-américain sur le conflit au Moyen-Orient, incluant un cessez-le-feu au Liban, suivi d’un accord-cadre plus large. La situation humanitaire dans le sud du pays reste toutefois qualifiée de préoccupante par le comité.
