Échec de la trêve Washington-Téhéran : le Golfe replonge peu à peu dans un conflit de haute intensité.
Le ministère de la Défense des Émirats arabes unis a confirmé l’interception massive de missiles balistiques, de croisière et de drones iraniens ce mardi 5 mai 2026 à 17h. Cette escalade, qui brise le calme précaire des dernières semaines, s’inscrit dans un contexte de préparatifs de guerre généralisée entre Israël et l’Iran, provoquant une paralysie partielle du transport aérien dans la région.
La tension a franchi un nouveau seuil critique cet après-midi à 17h00. Le ministère émirati de la Défense a annoncé que ses systèmes de défense aérienne sont « activement engagés » dans l’interception de projectiles lancés depuis l’Iran. Les détonations entendues à travers le pays, notamment à Dubaï et Abu Dhabi, sont le résultat d’opérations visant des missiles balistiques, des missiles de croisière ainsi que des essaims de drones. Ces frappes font suite à une attaque déjà sévère survenue la veille, le 4 mai, ayant visé la zone industrielle pétrolière de Fujairah.
Cette reprise des hostilités pulvérise la trêve fragile qui tenait depuis le 8 avril. Sur le plan géopolitique, Israël se trouve en état d’alerte maximale, ses services de renseignement et son état-major multipliant les signes d’une offensive imminente visant à neutraliser définitivement les capacités balistiques et nucléaires de Téhéran. Cette stratégie de « confrontation totale » de l’État hébreu semble désormais irréversible, entraînant ses alliés régionaux dans une spirale de représailles iraniennes systématiques.
Le secteur aérien est la première victime civile de ce bras de fer. À la suite des attaques de lundi soir, la compagnie flydubai a été contrainte d’annuler une large partie de son programme de vols ce 5 mai, tandis que les Émirats ont émis un NOTAM (Notice to Airmen) restreignant le trafic commercial à d’étroits corridors jusqu’au 11 mai. Si certaines compagnies tentent de maintenir une activité réduite, les déroutements systématiques allongent considérablement les temps de vol.
L’incertitude est telle que la plateforme de prédictions Polymarket enregistre une activité record. Les probabilités d’une fermeture complète des espaces aériens au Moyen-Orient avant la fin du mois de mai ont grimpé brutalement pour atteindre près de 48 %, reflétant le pessimisme croissant des investisseurs face à la capacité des diplomates à freiner l’escalade. Dans ce climat électrique, le passage de la guerre de basse intensité à un conflit régional ouvert ne semble plus être qu’une question de jours.
