Transport aérien au Moyen-Orient : Emirates maintient 70 % de ses vols face à la chute libre de Qatar Airways.

Le conflit régional au Moyen-Orient a provoqué une fragmentation brutale du trafic aérien, laissant Qatar Airways avec seulement 20 % de ses vols opérationnels. À l’inverse, Emirates maintient une activité relative de 70 %, alors que les flottes régionales sont massivement déplacées vers des sites de stockage sécurisés.

Qatar Airways est désormais la compagnie la plus impactée par le conflit, n’opérant plus que 20 % de ses vols programmés. Pour protéger sa flotte, la compagnie a placé 59 appareils en stockage de longue durée hors du Qatar. Le site de Teruel (Espagne) concentre désormais 20 avions: 9 A330, 6 A350, 2 B787, 1 A380, 1 A320 et 1 B777.

La dispersion stratégique de Qatar Airways s’étend à l’échelle mondiale : Le Caire accueille 15 appareils (4 A350, 6 B777, 5 B787), suivi par Istanbul (8), Pattaya (6), Brisbane (5) et Kuala Lumpur (5). Des unités isolées sont également stationnées à San Francisco et Varsovie. Cette réduction drastique contraste avec les performances de la compagnie Emirates, qui s’affiche comme la plus résiliente de la région en maintenant 70 % de ses vols. Leurs compatriotes émiratis Etihad Airways et Air Arabia stagnent autour de 50 %, tandis que la low-cost flydubai chute à 35 % d’activité.

En Israël, le paysage reste contrasté : El Al maintient ses liaisons stratégiques sous haute protection, tout comme les compagnies Arkia et Israir qui assurent des ponts aériens intérieurs et quelques routes internationales. La nouvelle compagnie Air Haifa, basée dans le nord du pays, a dû suspendre l’essentiel de ses opérations régulières en raison de la proximité des zones de combat.

Au Koweït, Kuwait Airways opère en service minimum ce 23 mars avec une majorité de vols cloués au sol.

La compagnie bahreïnie Gulf Air a adopté une stratégie hybride, opérant une partie de ses vols résiduels depuis l’aéroport de Dammam en Arabie saoudite, situé à quelques kilomètres de sa base de Manama, pour contourner les restrictions d’espace aérien.

Au Liban, la Middle East Airlines continue de fonctionner avec une flotte réduite, ayant déplacé une partie de ses avions vers Chypre et la Turquie par mesure de sécurité.

La Royal Air Maroc a suspendu ses liaisons vers Doha et Dubaï jusqu’au 31 mars.

Air France a suspendu ses dessertes vers Dubaï et Riyad jusqu’au 25 mars, et vers Tel-Aviv et Beyrouth jusqu’au 28 mars.

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