Dans « Les vertus immorales », publié aux Editions Gallimard, 2009, l’écrivain déploie le récit de Moumen, un jeune marocain, au XVle siècle, qui trouve dans la connaissance les voies de son accomplissement. Cette révélation l’entraîne dans un long voyage initiatique qui le conduit bien au-delà des frontières de son pays, jusqu’aux terres inconnues de l’Amérique.
Chemin faisant, il rencontre des destins singuliers, affronte la violence des hommes et la dureté de l’existence. Confronté à la diversité des civilisations et des croyances, il découvre le monde, les livres et le pouvoir de la pensée. Pour survivre dans des terres hostiles, il lui faudra parfois franchir la ligne de l’infamie. Au fil de ces épreuves, il comprendra que la vertu n’est pas toujours l’apanage de ceux qui prétendent l’incarner.
Kebir Mustapha Ammi est romancier, essayiste, dramaturge et poète maroco-français, né à Taza en 1952. Il vit en France depuis plus de trente ans et il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages comme La Fille du vent, Ed. de l’Aube, 2002, Le Ciel sans détours, 2007, Mardochée, 2011 aux éditions Galimard et Le Coiffeur aux mains rouges, Elyzad, 2025 qui a reçu el Prix Moussa Konate du polar francophone.
L’œuvre de Kebir Mustapha Ammi revisite divers genres en explorant le Maghreb. L’auteur aborde les souffrances de l’exclusion et les questionnements identitaires et inscrit ses écrits dans un subtil entrelacs de fiction et d’Histoire. En 2016, il a été décoré officier de l’ordre du Ouissam du Mérite national par le Roi Mohammed VI.

