Ségolène Royal: “Les ministres de Ben Ali doivent quitter le gouvernement”

Ségolène Royal:
Ségolène Royal, candidate aux primaires PS pour la présidentielle, a demandé dimanche que les ministres du régime du président tunisien déchu Ben Ali quittent le gouvernement.

"Aujourd’hui si le peuple tunisien continue de protester, c’est parce qu’il y a encore des ministres de l’ancienne équipe dans l’actuel gouvernement et les choses ne se calmeront pas tant que ces ministres ne partiront pas", a déclaré Mme Roya qui était l’invitée du Grand Jury RTL

Elle a souhaité que "tous les responsables de bonne volonté (fassent) comprendre à ce gouvernement provisoire le message très simple du peuple tunisien: ils ne veulent pas voir des membres de l’ancienne équipe organiser les élections".

La présidente PS de la région Poitou-Charentes a souligné qu’elle était la "première responsable politique" à dire "des choses aussi simples, aussi évidentes", à savoir "que les ministres de l’ancienne équipe quittent le gouvernement tunisien".

Interrogée sur la situation en Algérie, Mme Royal a jugé "évident" qu’il y avait dans ce pays "des problèmes de libertés publiques", des "problèmes de liberté d’expression, problème de liberté de constitution d’autres forces politiques, un problème d’échéances électorales".

"Pourquoi le peuple algérien souffre de pauvreté, de précarité alors qu’il y a tant de richesses?", a-t-elle poursuivi, en ajoutant: "Alors c’est une véritable mutation économique et politique que le gouvernement algérien doit enclencher", a-t-elle dit.

"On sait bien que petit à petit l’absence d’opposition, de contre-pouvoirs, c’est une vérité universelle en démocratie, (conduit) toute personne qui a du pouvoir à en abuser (…), c’est ce qu’on voit aujourd’hui se dérouler dans ces pays", a ajouté Mme Royal.

Comme on lui demandait si le gouvernement français devait exprimer cette opinion, elle a répondu: "Ce qui est toujours préférable, ce sont des transitions démocratiques et pacifiques. Tout dirigeant doit organiser sa succession".

"Il est évident aujourd’hui que l’Algérie doit organiser sa succession et il faut que ceux qui sont en place fassent preuve de sagesse, prennent la mesure, l’importance et la gravité de la situation et s’en sortent par le haut" en accompagnant la "transition démocratique".

"Mais, a-t-elle prévenu, "cela suppose de ne pas agir trop tard".

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