Les États-Unis font pression sur Israël pour un cessez-le-feu de deux semaines à Gaza

Les États-Unis font pression sur Israël pour qu’il entame un cessez-le-feu de deux semaines à Gaza, afin de permettre la mise en œuvre du plan de désarmement du Hamas, selon la télévision publique israélienne.

Une pression américaine sur Israël
Les États-Unis font pression sur Israël pour qu’il entame un cessez-le-feu de deux semaines dans la bande de Gaza, a rapporté vendredi la télévision publique israélienne, alors que la proposition suscite l’opposition de plusieurs ministres du gouvernement israélien. Selon des sources politiques citées par le diffuseur, Washington pousse Israël à mettre en œuvre cette trêve de deux semaines afin d’engager la mise en œuvre du plan de désarmement du Hamas. Israël n’a pour l’instant signé aucun accord permettant l’entrée d’une force internationale de stabilisation à Gaza, précise la même source.

Un désarmement progressif et parallèle au retrait
Le gouvernement israélien continue d’insister sur le fait que le Hamas doit être entièrement désarmé avant tout retrait israélien de Gaza. La feuille de route annoncée par le Conseil de paix le 31 juillet, et acceptée par le Hamas, prévoit toutefois que le retrait israélien et le désarmement se déroulent de manière progressive et parallèle. Selon la télévision israélienne, cette feuille de route prévoit un retrait militaire israélien graduel de Gaza selon un calendrier convenu, en parallèle des dispositions de désarmement. Le plan en 20 points de Donald Trump, accepté par Israël, prévoit lui aussi un retrait progressif des forces israéliennes du territoire, la fin des opérations militaires, l’entrée du Comité national pour l’administration de Gaza et d’une force internationale de stabilisation, ainsi que le début d’un processus graduel de démantèlement et de stockage des armes lourdes et de suppression des tunnels. Les armes seraient placées sous la responsabilité du comité palestinien, plutôt que remises à Israël ou à toute partie non palestinienne.

Une opposition au sein du cabinet de sécurité
Selon les mêmes sources, plusieurs ministres du cabinet de sécurité israélien se sont opposés, lors d’une réunion tenue jeudi, à l’arrêt des opérations militaires à Gaza, estimant qu’Israël devait poursuivre sa campagne militaire. Une source diplomatique a réaffirmé vendredi au Jerusalem Post que l’armée israélienne ne se retirerait pas de la « ligne jaune » actuelle sans un désarmement complet du Hamas. Selon des détails du dispositif prévu, l’ensemble de l’arsenal du Hamas serait stocké et démantelé dans des installations contrôlées par des officiers de police du Comité national pour l’administration de Gaza, chacun soumis à un contrôle sécuritaire du Shin Bet, sous la supervision d’une force multinationale, les habitants de Gaza pouvant néanmoins conserver la possibilité d’obtenir un permis d’arme de poing en vertu du droit palestinien.

La position du Hamas
Dans une déclaration publique vendredi, le Hamas a affirmé qu’il ne procéderait pas à son désarmement sans un retrait des forces israéliennes et la « dissolution des gangs et milices armés formés par l’occupation », exigeant également une garantie du droit des Palestiniens à établir un État indépendant dans la bande de Gaza.

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