Le Maroc mise gros sur les énergies renouvelables selon “Chine Nouvelle”

Le Maroc "se positionne comme un acteur incontournable du plan solaire méditerranéen", qui prévoit à terme l’installation de 20 gigawatts de capacités additionnels sur le pourtour du bassin méditerranéen, a souligné l’agence de presse chinoise dans un article intitulé "Maroc: 2010, une année marquée par le développement des énergies renouvelables". Dans ce cadre, " Chine Nouvelle " a fait savoir que la nouvelle station thermo-solaire à cycle combiné intégré d’Ain Beni Mathar, dans la province de Jerada, dont le coût de construction s’élèvera à 4,6 milliards de dirhams, permettra de contribuer à 8 % de la consommation électrique nationale à court terme et 20 % dans un avenir plus éloigné.

Dans l’éolien, le Maroc compte actuellement 300 MW de capacités installées et 700 MW en cours d’installation dans le cadre du "Programme marocain intégré de l’énergie éolienne", a indiqué l’agence, ajoutant que le potentiel éolien du pays est estimé actuellement à 6.000 MW. Elle a également mis en exergue l’importance du projet du parc éolien de 200 MW qui sera mis en service à Tarfaya en 2011. Un parc dont la puissance globale pourrait être étendue jusqu’à 300 MW.

Dans le domaine de l’énergie hydraulique, un programme destiné à optimiser les capacités hydro-électriques a été mis en place, selon lequel une station de transfert d’énergie par pompage de 400 mégawatts (MW) sera construite tous les quatre à cinq ans, a ajouté l’agence.

"En attendant l’ère des nouvelles énergies, le Maroc s’est lancé dans une campagne visant à améliorer l’efficience énergétique", a dit Chine Nouvelle, ajoutant qu’en 2010, le pays a inscrit au rang de ses engagements la mise en œuvre de la nouvelle stratégie énergétique avancée l’année dernière, qui vise à satisfaire la demande nationale croissante en énergie, réduire la dépendance énergétique vis-à-vis de l’étranger et parvenir à un bouquet énergétique diversifié et équilibré. Et de rappeler que le Maroc a créé en 2010 un cadre juridique pour accompagner cette évolution ambitieuse dans le domaine énergétique, par l’adoption d’un projet de loi sur l’efficience énergétique. Ce cadre juridique, impliquant plusieurs départements ministériels, vise à améliorer l’efficience énergétique et à réduire de 8 % la consommation d’énergie à l’horizon 2012 et de 15 % à l’horizon 2030, a-t-elle souligné.

La stratégie marocaine, a-t-elle indiqué, vise en premier lieu à assurer la sécurité de l’approvisionnement énergétique dans un contexte marqué par une croissance soutenue de la demande nationale qui oscille entre 7 et 9 %. Et de rappeler que le Royaume importe aujourd’hui 97 % de ses besoins en énergie, le pétrole représentant 61 % de sa consommation énergétique, même si ce pourcentage tend à diminuer d’année en année.

"La mise en œuvre de la stratégie permettra de réduire la dépendance énergétique du Maroc de 97 %à 85 %, permettant une économie annuelle d’un million de Tonnes Equivalent Pétrole (TEP), d’une valeur de 500 à 700 millions de dollars", a indiqué Chine Nouvelle, citant la ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, Mme. Amina Benkhadra.

D’ici 2011, les énergies renouvelables représenteront 10 % de la consommation énergétique et contribueront à 20 % de la production électrique nationale, a fait savoir l’agence de presse, ajoutant que la stratégie nationale énergétique vise également à intégrer les plans et les programmes en cours de finalisation, tels que le Maroc Vert, les nouvelles villes ou encore le dessalement de l’eau de mer.

"Le Maroc a un rôle moteur à jouer en matière d’énergie dans la région et pourrait à terme devenir un hub énergétique à la lisière entre l’Europe et l’Afrique", a indiqué Chine Nouvelle, citant Mme Benkhadra.

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