Le gouverneur de la Banque du Canada plaide pour une aide “colossale” aux pays européens en crise

Alors que les perspectives économiques se sont détériorées à l’échelle du globe, la crise de la dette souveraine en Europe s’est intensifiée et la confiance des investisseurs dans la capacité de réaction des décideurs publics a été ébranlée, a affirmé M. Carney à l’émission The House, diffusée samedi au CBC (réseau anglais de Radio-Canada) que ceux parmi les Etats membres de l’UE qui croulent sous le poids de leur dette publique devraient pouvoir bénéficier dans l’immédiat de ces sommes "colossales" pour pouvoir envisager une sortie de crise dans deux ou trois ans.

Le patron de la Banque du Canada a tenu ces propos alors qu’il participe avec le ministre canadien des Finances Jim Flaherty et ses homologues du G20 aux réunions du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque Mondiale à Washington.

"Ce qui est important ici, ce qui n’est pas demandé, ce sur quoi les Européens ne sont pas en train de discuter, c’est le transfert d’un billion d’euros d’un ensemble de pays à un autre ensemble de pays. C’est un soutien pour une transition, pour une période de temps qui leur permettra de s’ajuster", a ajouté M. Carney, rappelant la crise de la dette souveraine en Europe, les taux de chômage et les niveaux d’endettement élevés dans certaines économies avancées, ainsi que les tensions inflationnistes dans bon nombre de marchés émergents.

Selon lui, les autorités européennes doivent s’assurer que les institutions financières disposent d’un capital suffisant et que le Fonds européen de stabilité financière (FESF), créé en 2010 pour recapitaliser les banques dans l’éventualité d’une crise financière, a des liquidités suffisantes.

"La difficulté, a-t-il dit, c’est que nous parlons de 17 gouvernements différents, nous parlons aussi de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne, donc il y a une variété d’acteurs qui ont à prendre des décisions dans le même sens en même temps. La Grèce, estime-t-il, n’est qu’un symptôme des problèmes de la zone euro.

Lors de l’Assemblée annuelle des Conseils des Gouverneurs du Groupe de la Banque mondiale et du FMI, tenue à Washington, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a déclaré vendredi que le monde était confronté à des problèmes semblables à ceux de 2008, qui ont marqué les débuts de la pire crise économique mondiale depuis des décennies.

Les pays de la zone euro se sont engagés samedi devant les Etats membres du Fonds monétaire international à faire "tout le nécessaire" pour résoudre la crise de la dette publique.

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