La réforme du champ religieux au Maroc est “révolutionnaire” dans la région arabe (Katherine Marshall)

La réforme du champ religieux au Maroc est “révolutionnaire” dans la région arabe, particulièrement en ce qui concerne le nouveau code de la famille, a estimé vendredi Katherine Marshall, membre éminent du Centre Berkeley des religions, de la paix et des affaires internationales, relevant de l’université Georgetown de Washington.

L’expérience des mourchidates représente l’un des aspects les plus "innovants" de la réforme du champ religieux au Maroc, a affirmé Mme Marshall dans une déclaration à la MAP, en marge d’une rencontre organisée par le Berkley Center sur les moyens de promouvoir le dialogue et la compréhension mutuelle entre les religions. Elle a relevé, dans ce contexte, le caractère modéré de l’Islam pratiqué dans le Royaume, en se félicitant à cet égard des réformes, notamment à caractère social, initiées par le Maroc au cours des dix dernières années.

L’universitaire américaine avait souligné dans un article, publié la semaine dernière dans le Washington Post, que les chantiers des réformes au Maroc, qui procèdent d’une "démarche royale soucieuse du bien-être du peuple", touchent l’économie, l’éducation, les droits de l’Homme et la Moudawana, qui "se distingue dans le monde musulman par son caractère pionnier et visionnaire".

Mme Marshall avait également affirmé que grâce à la "solidité de sa stabilité", le Maroc "continuera d’être l’exception" dans une région arabe où certains pays sont en proie à des soulèvements populaires.

L’"exception marocaine", qui s’articule notamment autour d’une scène politique active et dynamique, puise sa force "d’une monarchie constitutionnelle, vieille de plus de trois siècles", avait-elle écrit, mettant en exergue les réformes initiées par le Roi Mohammed VI depuis Son accession au Trône.

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