La Ligue des droits de l’Homme déplore l’interdiction d’une manifestation pro-palestinienne à Paris

La Ligue des droits de l’Homme (LDH) a déploré vendredi l’interdiction d’une manifestation pro-palestinienne prévue samedi dans la capitale française, soulignant que la décision prise à cet effet par la préfecture de police de Paris, est une “entrave manifeste à une liberté constitutionnelle et un déni de la réalité”.

"Exiger la reconnaissance du droit du peuple palestinien à un Etat souverain aux frontières aussi sûres et reconnues que celles de l’Etat d’Israël, ce n’est pas importer un conflit, c’est inscrire la politique française dans les principes qu’elle prétend défendre", relève la LDH dans un communiqué.

Selon l’Organisation française de défense des droits de l’Homme, "il ne sert à rien de tenter d’étouffer le sentiment de révolte que provoque l’intervention militaire israélienne contre la population de Gaza, sauf à vouloir un peu plus accréditer que le gouvernement a fait le choix partisan d’un camp".

Tout en soulignant qu’il est inadmissible de s’en prendre aux lieux de culte et aux croyants lors des manifestations, la LDH estime que les heurts ayant suivi dimanche dernier à proximité d’une synagogue une manifestation pro-palestinienne ont "fait l’objet d’un traitement judiciaire partial, en ne rendant pas compte du rôle (dans ces incidents) de la Ligue de défense juive", groupe d’activistes radicaux.

"La LDH a déjà eu l’occasion de s’étonner du traitement de faveur dont bénéficie cette organisation", ajoute-t-elle dans son communiqué, notant que la paix civile comme le libre débat démocratique ne peuvent être préservés que si les pouvoirs publics ont une attitude "claire et impartiale".

Invoquant "des risques graves de trouble à l’ordre public", les autorités françaises ont interdit vendredi des manifestations de soutien aux Palestiniens, prévues ce week-end à Paris et à Sarcelles (région parisienne). Les organisateurs, qui ont déploré ces interdictions ont décidé de saisir la justice dans l’espoir de pouvoir maintenir la manifestation.

Lors d’une conférence de presse, ils ont dénoncé une décision politique "extrêmement grave qui s’oppose à une liberté fondamentale".

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