La FIFA dénonce un « effort concerté et continu » pour affaiblir Infantino
La FIFA a dénoncé samedi un « effort concerté et continu » visant à affaiblir l’institution et son président Gianni Infantino, après la publication de nouvelles accusations à son encontre.
Une réplique ferme de l’instance
La Fédération internationale de football (FIFA) a dénoncé « un effort concerté et continu » de certains pour affaiblir l’organisation et son président Gianni Infantino, samedi dans un communiqué. « Des informations publiées récemment comportaient des affirmations non étayées et des allégations manifestement fausses concernant la FIFA et son président », poursuit l’instance, sans préciser lesquelles, ajoutant que « les spéculations et les insinuations ne doivent pas être présentées comme des faits » et que « la répétition d’une allégation ne la rend pas vraie ».
Des accusations remontant à son passage à l’UEFA
Ce communiqué fait suite à un article du quotidien britannique The Telegraph, publié vendredi soir, selon lequel Gianni Infantino, fortement contesté depuis le retrait fin juillet de son projet d’ouverture à des investisseurs privés, ferait l’objet d’accusations de favoritisme datant de l’époque où il était secrétaire général de l’UEFA, entre 2009 et 2016. Selon le journal, l’Italo-Suisse de 56 ans aurait usé de son pouvoir pour favoriser la promotion d’un proche au sein de la confédération européenne. La Fédération norvégienne de football a par ailleurs réclamé vendredi la démission du président de la FIFA.
Une contestation menée par l’UEFA
La crise actuelle trouve son origine dans le projet avorté baptisé FIFA Forward Enterprise, qui prévoyait de regrouper les droits commerciaux des compétitions phares de l’institution, dont la Coupe du monde, au sein d’une structure ouverte à des investisseurs privés. Ce projet avait suscité une contestation sans précédent menée par l’UEFA et plusieurs associations européennes, qui maintiennent depuis leur menace de boycott des compétitions de la FIFA.
Des soutiens qui se maintiennent
Face à cette fronde, la Confédération sud-américaine (Conmebol) et la Fédération mexicaine de football ont indiqué qu’elles rejetteraient toute manœuvre visant à évincer Gianni Infantino sans un vote impliquant l’ensemble des 211 pays membres de la FIFA. La Confédération africaine de football (CAF) avait pour sa part accordé début août un soutien unanime à sa reconduction à la tête de l’instance.
