La dette des États-Unis est une “catastrophe annoncée”, affirme le DG de IIF

La montée de la dette publique des États-Unis est une catastrophe qui s’annonce pour le monde entier si Washington n’agit pas pour endiguer le problème, a affirmé samedi le directeur général de l’Institut de la finance internationale (IIF), Charles Dallara.

«Si on regarde le déficit budgétaire américain, on ne peut s’empêcher d’avoir le sentiment que c’est un accident grave qui s’annonce. Pas seulement un accident grave pour les États-Unis, mais pour le monde entier», a estimé le patron de cette organisation bancaire mondiale.

«Les pays qui sont à l’occasion immatures dans leur capacité à gérer leurs affaires économiques aussi bien qu’ils le devraient, et cela inclut la plupart d’entre eux, vont découvrir que le monde encourt des risques», a affirmé M. Dallara lors d’une conférence en marge de la réunion du G20 à Mexico.

«Parce que ces pays vont attendre que les marchés leur verse un baquet d’eau froide. Et nous savons que quand cela arrive, ce n’est pas un baquet d’eau froide que pour le pays, c’en est un pour l’économie mondiale», a-t-il poursuivi.

Selon les estimations du Fonds monétaire international, la dette publique des États-Unis a dépassé en 2011 le produit intérieur brut du pays, et devrait monter à plus de 107% du PIB cette année.

Le Bureau du budget du Congrès des États-Unis (CBO), un organisme indépendant des élus, estime que le président Barack Obama devrait finir son premier mandat en ayant aligné quatre exercices budgétaires avec un déficit supérieur à 1000 milliards de dollars.

Pour autant, la dette américaine reste un placement privilégié pour les investisseurs du monde entier, permettant à Washington d’emprunter à des taux extrêmement bas.

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