L’ATSME « très préoccupée » par la sécurité de Mostafa Salma Ould Sidi Mouloud face à la menace du polisario

L’Association des tribus sahraouies marocaines en Europe (ATSME) s’est déclarée "très préoccupée" par la sécurité de M. Mostafa Salma Ould Sidi Mouloud, inspecteur général de "la police du polisario" qui le menace pour "avoir osé réclamer le droit de s’exprimer librement" auprès des habitants des camps de Tindouf.

Tout en saluant "le courage et la bravoure" de M. Mostafa Salma, qui a décidé de défendre le plan d’autonomie marocain auprès des habitants de ces camps, l’ATSME l’assure de "son soutien le plus total et fait appel à toutes les organisations des droits de l’Homme, à la communauté internationale et à la presse libre pour qu’elles se mobilisent afin qu’il puisse rejoindre les siens, sein et sauf, et exprimer librement ses opinions sans contrainte", indique un communiqué de l’association. L’ATSME rappelle que ce droit est garanti par les articles 18 et 19 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

Le 9 août dernier, M. Mostafa Salma avait annoncé, lors d’une conférence de presse à Smara, son plein soutien au plan d’autonomie marocain et son intention de le défendre auprès des habitants des camps de Tindouf, où il souhaite rejoindre sa mère, son épouse et ses quatre enfants.

Cependant, sur le chemin du retour, ses amis et sa famille qui se trouvent dans les camps "l’alertent sur le fait que les responsables du +polisario+ l’accusent de trahison et que son retour dans les camps mettrait sa vie en danger", précise l’ATSME.

Dans un appel lancé depuis Zouirate en Mauritanie, où il se trouve actuellement, M. Mostafa Salma a affirmé "Ma sécurité personnelle ne dépend plus de moi tout seul, désormais c’est la responsabilité du monde entier".

Avant de quitter le Maroc, il a exprimé, dans une lettre adressée au Conseil consultatif des droits de l’Homme (CCDH), sa crainte de représailles de la part du +front polisario+. "Je supervise, de par mes fonctions toutes les prisons de Tindouf, et je ne crains pas d’y séjourner pour exprimer et défendre mes positions", avait-il soutenu.

En 1979, lors d’une attaque lancée par le +front polisario+ sur Smara, Mostafa Salma Ould sidi Mouloud, sa mère et ses quatre soeurs ont été kidnappés et conduits vers les camps de Tindouf.

Cette année, il a pu effectuer pour la première fois un séjour au Sahara où il a rendu visite à son père dont il est séparé depuis 32 ans.

Au cours de ce séjour, il a pu constater le niveau de vie des Sahraouis au Maroc, le développement économique et social ainsi que la situation en matière des droits de l’Homme dans les provinces du Sud.

Frappé par l’écart entre le discours du +polisario+ dans les camps sur le Maroc et ce qu’il a pu constater de lui-même, Mostafa Salma Ould sidi Mouloud a annoncé son plein soutien au plan d’autonomie marocain et son intention de rejoindre Tindouf pour y défendre ce plan auprès des habitants des camps.

MAP

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