Sous l’hypothèse d’une reprise progressive à partir de juin du transit par le détroit d’Ormuz, bloqué depuis le début du conflit le 28 février, l’offre mondiale de pétrole « devrait diminuer en moyenne de 3,9 mb/j en 2026, pour atteindre 102,2 mb/j », a alerté l’agence de l’énergie de l’OCDE dans son rapport mensuel.
D’après ses calculs, l’agence internationale basée à Paris s’attend à une baisse de l’offre plus rapide que celle de la demande, qui devrait diminuer de 420.000 barils par jour cette année.
La demande en pétrole est également sous pression du fait du conflit au Moyen Orient, qui a conduit à une flambée des prix et à un ralentissement de l’activité économique, selon le rapport.
« Le trafic de pétroliers dans le détroit d’Ormuz étant toujours restreint, les pertes cumulées d’approvisionnement des producteurs du golfe Persique dépassent déjà le milliard de barils, avec plus de 14 millions de barils par jour de pétrole actuellement bloqués, ce qui constitue un choc d’approvisionnement sans précédent », estime l’agence de l’OCDE.
Face au blocage du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, les 32 pays membres de l’AIE avaient décidé en mars le déstockage de 400 millions de barils de pétrole pour amortir la flambée des prix née de la guerre au Moyen-Orient. Il s’agit du plus important déblocage jamais décidé par l’institution, créée il y a plus de 50 ans.
