Le ministre français cite cette revalorisation du salaire minimum comme l’une de « trois bonnes nouvelles » pour le pouvoir d’achat des Français « qui ont des revenus modestes », dans un contexte marqué par une hausse de l’inflation et notamment la flambée des prix du carburant en lien avec la crise au Moyen-Orient.
En plus du Smic, M. Farandou évoque également « les primes carburant pour les gros rouleurs » qui représentent « une cinquantaine d’euros à partir du 27 mai » pour environ trois millions de personnes, ou encore la prime d’activité : « le 1er juillet à peu près 3 millions de foyers toucheront 50 euros de plus par mois ».
À 2,4%, la nouvelle hausse du Smic annoncée, après celle de 1,18% au 1er janvier, est un peu plus importante que ce que prévoyait le gouvernement français. Le salaire minimum va augmenter «d’au moins de 2%» en juin si le chiffre d’inflation de 2,2% en avril «se confirme», avait anticipé récemment le ministre de l’Économie, Roland Lescure.
En avril, les prix à la consommation ont augmenté de 2,2% sur un an, selon les derniers chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), publiés mardi.
En France, quand l’inflation dépasse 2%, le Smic est augmenté automatiquement.
Avec la nouvelle hausse, le salaire minimum en France devrait atteindre 12,3 euros brut de l’heure ou 1.867 euros brut mensuel à temps plein, selon des calculs des médias.
