Washington exclut toute négociation avec l’Iran et mise sur la pression économique

La porte-parole de la Maison Blanche a affirmé jeudi qu’aucune négociation n’était en cours avec l’Iran, l’administration américaine privilégiant désormais une stratégie de pression économique baptisée « Opération Economic Outcast ».

Aucune négociation en cours, affirme la Maison Blanche
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré jeudi qu’aucune négociation n’était actuellement en cours entre Washington et Téhéran. Elle affirme : « Aucune négociation n’a lieu actuellement, et cela va continuer jusqu’à ce que le président estime qu’ils reviennent à la table de manière sérieuse. Nous n’avons pas encore vu cela. » Le président Donald Trump a pour sa part indiqué mercredi ne pas être « pressé » de reprendre les discussions avec l’Iran.

Une stratégie fondée sur la pression économique
La Maison Blanche indique concentrer désormais ses efforts sur l’affaiblissement financier du régime iranien, à travers une campagne baptisée « Opération Economic Outcast », qui succède à la campagne militaire « Opération Epic Fury » menée contre les capacités militaires iraniennes. Leavitt précise que le président « conserve toutes les options sur la table ».

Une économie iranienne présentée comme exsangue
La porte-parole américaine décrit une économie iranienne en grande difficulté, évoquant une inflation supérieure à 100% et des impayés touchant la police et l’armée du pays. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, avait pour sa part averti cette semaine les gouvernements et entreprises étrangers de rompre leurs liens financiers avec l’Iran, sous peine de sanctions secondaires, qualifiant cette initiative de « D-Day économique ».

Un blocus naval maintenu
Le blocus naval américain reste en vigueur, selon Leavitt, qui présente cette mesure comme une couche supplémentaire de pression sur Téhéran, en complément du dispositif économique. L’administration affirme garder toutes les options militaires disponibles tout en misant sur l’isolement financier du pays.

Une guerre qui approche de son sixième mois
Cette déclaration intervient alors que le conflit ouvert le 28 février entre l’Iran, les États-Unis et Israël approche de son sixième mois. Elle survient également dans un contexte de tractations diplomatiques parallèles, plusieurs médiateurs, dont le Qatar et Oman, poursuivant leurs efforts pour obtenir une désescalade et la réouverture du détroit d’Ormuz.

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