Hongrie : le procureur général, attaqué par le gouvernement, annonce sa démission
Le procureur général hongrois, nommé sous Viktor Orban et qualifié de « marionnette » par Peter Magyar, a annoncé sa démission, effective à partir du 25 août.
Une démission qui vise à « préserver les intérêts du ministère public »
Le procureur général de Hongrie, nommé sous Viktor Orban, a annoncé sa démission mercredi, accusant le nouveau gouvernement hongrois dirigé par le conservateur Peter Magyar d’être à l’origine de sa décision. « La raison de ma démission de la fonction de procureur général est uniquement de préserver les intérêts du ministère public : le fonctionnement et l’indépendance du parquet ne doivent, en aucun cas, être compromis par les luttes honteuses et politiquement motivées entourant le procureur général », a déclaré dans un communiqué Gabor Balint Nagy, qui a été qualifié à plusieurs reprises de « marionnette » d’Orban par M. Magyar.
Un mandat qui prendra fin le 25 août
M. Nagy a précisé avoir demandé à ce que son mandat prenne fin le 25 août.
Une démission qui suit celle du président Sulyok
Sa démission intervient quelques jours après que le président hongrois Tamas Sulyok, un proche d’Orban, a accepté de signer un amendement constitutionnel mettant fin à son mandat de façon prématurée.
Un vaste chantier de démantèlement des institutions verrouillées par Orban
Depuis que Peter Magyar a délogé Viktor Orban du pouvoir qu’il occupait depuis 16 ans, il s’est attelé à démanteler le système mis en place par le dirigeant nationaliste pour verrouiller les institutions du pays en sa faveur, avec notamment le vote d’une loi anticorruption et le lancement d’une refonte des médias publics.
« Partez, n’attendez pas que nous vous chassions »
Il a aussi appelé « toutes les marionnettes nommées par le système Orban à des postes-clés » à démissionner. « Partez, partez, n’attendez pas que nous vous chassions », leur avait-il lancé le 13 avril, au lendemain de la victoire écrasante de son parti Tisza aux législatives.
