Darmanin remercie le Maroc après l’arrestation de 16 suspects recherchés par la France

Le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, a remercié le Maroc après l’arrestation de 16 personnes soupçonnées de trafic de stupéfiants, de meurtres, d’escroqueries et de blanchiment d’argent.

Un message de remerciement sur X

Sur X, Gérald Darmanin, ministre français de la Justice, a remercié le Maroc après l’arrestation de 16 personnes impliquées dans « des actes criminels graves, dont des trafics de stupéfiants en bande organisée, des meurtres, des escroqueries et des blanchiments d’argent ». Le garde des Sceaux évoque une coopération « renforcée » entre Paris et Rabat.

Des infractions multiples visées

Les personnes arrêtées sont soupçonnées de plusieurs infractions. Le ministre cite des trafics de stupéfiants en bande organisée, des meurtres, des escroqueries et des opérations de blanchiment d’argent. Gérald Darmanin évoque ainsi une « collaboration renforcée » entre Paris et Rabat, ainsi que de « divers échanges » ayant permis d’aboutir à cette opération conjointe.

Extraditions et dénonciations officielles

« Les demandes d’extradition des ressortissants français sont lancées, et les dénonciations officielles des binationaux, qui ne peuvent être extradés, effectuées afin que ces derniers soient poursuivis et jugés par les autorités marocaines », a-t-il souligné. Dans son message, Gérald Darmanin insiste sur la portée de cette coopération : « Merci, une nouvelle fois, aux autorités marocaines pour cette coopération judiciaire contre le crime organisé, et pour la sécurité de nos deux pays dans le cadre de cette grande opération. »

Une série d’opérations menées ces derniers mois

Cette annonce s’ajoute à une série d’opérations conjointes entre le Maroc et la France menées au cours des derniers mois. La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a procédé à plusieurs reprises à l’arrestation de suspects visés par des mandats d’arrêt internationaux dans des dossiers liant trafic de stupéfiants, blanchiment d’argent et réseaux de criminalité organisée transfrontalière. En mai dernier, une opération conjointe avait notamment permis la saisie de 2,7 tonnes de résine de cannabis destinées à la région de Lille, et l’interpellation de deux suspects en France, grâce à l’implication en amont de la DGSN. Le Maroc avait également extradé, ces derniers mois, plusieurs figures majeures du narcotrafic recherchées par la justice française, dont Félix Bingui, surnommé « The Cat », ainsi que deux complices présumés impliqués dans l’évasion du narcotrafiquant Mohamed Amra.

Un cadre juridique fondé sur les conventions d’entraide

Le cadre juridique de cette coopération repose sur les conventions d’entraide judiciaire liant les deux pays, qui organisent à la fois les procédures d’extradition pour les ressortissants étrangers et le mécanisme de dénonciation pour les binationaux.

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