Bulgarie : Roumen Radev chargé de former un nouveau gouvernement

L’ancien président Roumen Radev, vainqueur des élections législatives anticipées en Bulgarie, a officiellement reçu, jeudi, le mandat de former un nouveau gouvernement. Les Bulgares espèrent que son administration mettra fin à une longue période d’instabilité politique. Le président par intérim, Iliana Iotova, a donné ce mandat au chef du parti “Bulgarie progressiste”, dont la victoire aux élections du 19 avril a été marquée par 44,5 % des suffrages.

En s’exprimant après le vote, M. Radev a souligné que les Bulgares avaient “confirmé leur volonté d’avoir des institutions stables, ainsi que de défendre la liberté, la démocratie et la justice”, en accordant une majorité parlementaire à une seule force politique. Radev avait quitté ses fonctions présidentielles en janvier dernier pour se présenter à ces législatives, qui étaient les huitièmes en cinq ans.

Lors de cette réunion, le dirigeant de centre-gauche a remis à Mme Iotova la liste des membres de son cabinet, qui sera soumise au vote d’approbation du Parlement vendredi. Selon les médias bulgares, le futur gouvernement comptera 22 ministres. Parmi les nominations proposées, Velislav Petrov-Tchamov est pressenti pour le poste de ministre des Affaires étrangères, Dimitar Stoyanov pour la Défense, Ivan Demerdjiev pour l’Intérieur, et Nikolaï Naïdenov pour la Justice. Le portefeuille de l’Énergie pourrait revenir à Iva Petrova.

Au cours de ses deux mandats présidentiels entamés en 2017, M. Radev s’est positionné comme un critique des gouvernements précédents, dans un contexte de corruption récurrente. La scène politique en Bulgarie a été marquée par des manifestations et des tensions liées à des réformes économiques et fiscales, ainsi que par des préoccupations concernant la gouvernance et la transparence.

Sur le plan international, les positions de M. Radev, notamment en ce qui concerne le conflit en Ukraine et les relations avec la Russie, ont attiré l’attention des observateurs. Cependant, les orientations concrètes de son futur gouvernement restent à définir. Les principaux défis à relever incluent la lutte contre la corruption, la relance économique, et la gestion des finances publiques, dans un pays qui demeure parmi les moins prospères de l’Union européenne.

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