Le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, communément appelé Pacte de Marrakech, a été qualifié d’“étape majeure” dans la coopération multilatérale par le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, lors d’une séance plénière à New York. Adopté en 2018, ce pacte a conduit les États membres à prendre des mesures concrètes pour élargir les voies de migration régulières et renforcer la mobilité de la main-d’œuvre.
Au cours de cette rencontre, qui se tient tous les quatre ans, Guterres a souligné que les engagements pris par les pays incluent l’amélioration des opérations de recherche et de sauvetage, l’optimisation des systèmes de données, ainsi que la facilitation de retours sécurisés et de réintégrations des migrants. Il a également noté que ce Forum permet de mesurer les progrès réalisés, de discuter des défis de manière ouverte et de définir les priorités pour l’avenir.
Cependant, le Secrétaire général a reconnu qu’aucun pays ne peut gérer la migration seul et a plaidé pour une coopération concertée au-delà des frontières, impliquant gouvernements et sociétés. Il a insisté sur l’importance de placer les droits de l’Homme au cœur des politiques migratoires et a appelé les États à intensifier leurs efforts pour mettre fin aux pratiques discriminatoires. Garantir aux migrants un accès à l’éducation, au logement, aux soins de santé et à la protection sociale est également crucial, tout comme la nécessité d’adopter des mesures fermes pour protéger les femmes et les filles contre la traite et les violences basées sur le genre.
Guterres a également évoqué la nécessité de rendre la migration “plus sûre” grâce à des systèmes d’alerte précoce et à une meilleure collaboration pour identifier et aider les migrants en détresse. Il a souligné l’importance d’agir contre les passeurs et les trafiquants par le biais de mécanismes de coopération renforcée.
Dans le même esprit, Amy Pope, directrice générale de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), a affirmé que la migration bien gérée peut créer des opportunités de développement et de croissance. Elle a rappelé que la migration répond aux pénuries de main-d’œuvre et stimule l’économie à travers les envois de fonds et les transferts de compétences. Malgré un contexte géopolitique incertain et fragmenté, elle a exprimé la conviction que des progrès peuvent être réalisés par la coopération et la confiance entre les États.
Pope a conclut en soulignant que la confiance est essentielle pour gérer les migrations de manière ordonnée, humaine et bénéfique. Ainsi, l’engagement commun autour du Pacte de Marrakech pourrait ouvrir la voie à des solutions durables et équitables pour les défis migratoires actuels.
