Présidentielle en Colombie : la conservatrice Paloma Valencia s’impose comme principale rivale du candidat du pouvoir
La course à l’élection présidentielle en Colombie connaît un net resserrement, marqué par la progression de la sénatrice conservatrice Paloma Valencia, désormais solidement installée à la deuxième place des intentions de vote, selon un récent sondage du Centre national de conseil (CNC).
Cette évolution traduit un réalignement du camp conservateur, après plusieurs mois durant lesquels Abelardo de la Espriella occupait la deuxième position. Le repositionnement de Paloma Valencia intervient notamment après sa large victoire aux primaires conservatrices du 8 mars, où elle a obtenu 55 % des suffrages.
L’alliance avec Juan Daniel Oviedo, économiste au profil plus centriste, semble également avoir contribué à élargir sa base électorale, renforçant la crédibilité de son ticket dans une configuration de second tour.
A l’approche du premier tour, prévu le 31 mai, les dynamiques électorales laissent entrevoir un possible affrontement serré. En cas de second tour en juin, le sondage indique que Paloma Valencia devancerait légèrement Ivan Cepeda de 0,4 point, un écart toutefois compris dans la marge d’erreur de ±3 points.
Ce resserrement des intentions de vote suggère une montée en puissance de l’opposition face au candidat du pouvoir, dans un contexte de polarisation accrue du paysage politique colombien.
La campagne de Paloma Valencia s’articule autour d’un programme axé sur le renforcement du secteur extractif et une ligne sécuritaire dure. La candidate défend des investissements massifs dans le pétrole, le gaz et les ressources minières comme levier principal de lutte contre la pauvreté. Son colistier Juan Daniel Oviedo soutient également l’exploitation de nouvelles ressources, notamment via la fracturation hydraulique et le développement de l’industrie du cuivre.
Sur le plan sécuritaire, le ticket conservateur propose de mettre un terme aux négociations de paix avec les groupes liés au narcotrafic, au profit d’une stratégie militaire renforcée, tout en consolidant les partenariats de défense avec les États-Unis.
Abelardo de la Espriella a d’ores et déjà indiqué qu’il apporterait son soutien à Paloma Valencia en cas de second tour, ce qui pourrait contribuer à consolider l’électorat de droite autour de sa candidature.
