Selon l’Agence météorologique espagnole (AEMET), le pays a accumulé environ 145 litres par mètre carré (l/m²) entre le 30 décembre 2025 et le 3 février 2026, soit plus du triple du cumul habituel dans une grande partie du centre et du sud de la péninsule, ainsi que dans certains secteurs du nord-est.
Les données recueillies depuis le 1er janvier font apparaître un dépassement significatif des valeurs normales établies sur la période de référence 1991-2020.
Toutefois, ce surplus d’eau n’est pas uniforme sur l’ensemble du territoire. Alors que le sud et le centre du pays sont fortement arrosés, les régions du littoral cantabrique enregistrent une fréquence de précipitations inférieure aux moyennes saisonnières.
Cette anomalie statistique s’explique par une succession rapide de phénomènes dépressionnaires. Le passage récent de la tempête Marta porte à treize le nombre de dépressions de fort impact pour la saison 2025-2026, dont sept se sont produites au cours du seul mois de janvier.
Pour les experts de l’AEMET, l’intensité de ces précipitations, conjuguée à leur fréquence inhabituelle, met en évidence l’impact croissant du changement climatique sur la variabilité météorologique dans la région.

