Talbi Alami plaide pour la facilitation du transfert des technologies vers les pays à revenu limité
Le président de la Chambre des Représentants, Rachid Talbi Alami, a appelé, lundi à Rabat, les Parlements nationaux et la communauté parlementaire internationale à assumer un rôle de plaidoyer en faveur de la facilitation du transfert des technologies vers les pays à revenu limité.
M. Talbi Alami a, de même, estimé que les principes humanistes, à l’instar de la « solidarité mondiale » et de la « coopération pour le développement », sont mis à l’épreuve face à la concentration du savoir, des innovations et des technologies indispensables, qu’il s’agisse de la transition énergétique, de l’éducation, du développement du secteur de la santé ou encore de la production alimentaire, autant de secteurs essentiels à la cohésion sociale, à la stabilité et à la réduction des flux migratoires.
Dans un contexte international interdépendant marqué par une mondialisation déséquilibrée, l’impact des facteurs générateurs d’inégalités à l’échelle mondiale ne cesse de s’intensifier, se répercutant inévitablement au niveau national sous forme de disparités sociales et territoriales, a indiqué M. Talbi Alami dans une allocution lue en son nom par le vice-président de la Chambre, Abdelmajid Fassi Fihri.
Le président de la Chambre des Représentants a, en outre, souligné que les pays du Sud non industrialisés supportent une part disproportionnée des effets des dérèglements climatiques, alors que leur contribution aux émissions de gaz responsables du réchauffement climatique demeure limitée, mettant en garde contre l’élargissement des écarts dans l’accès et l’usage des technologies avancées, de l’informatique et du numérique jusqu’à l’intelligence artificielle.
Dans ce cadre, M. Talbi Alami a indiqué que ces défis se trouvent au cœur des grands chantiers engagés par le Royaume, sous la conduite éclairée du Roi Mohammed VI, en phase avec les mutations que connaît l’économie et la société marocaines.
Tout en soulignant que le Royaume n’échappe pas à ces phénomènes, il a fait observer que « l’exception marocaine » réside dans la prise de conscience de ces défis et la détermination du Royaume à y faire face, notamment à travers l’attention Royale constante accordée à la lutte contre les disparités sociales et territoriales.
À cet égard, il a rappelé le lancement de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) en 2005, visant notamment à lutter contre l’exclusion, améliorer les revenus, accompagner l’économie sociale, encourager les projets générateurs de revenus et promouvoir l’éducation et la formation, mettant en avant l’impact positif de cette initiative sur la diffusion de la culture de solidarité et l’amélioration des indicateurs de développement social.
Tout en soulignant les avancées réalisées par le Maroc en matière d’infrastructures, de modernisation économique et de recul de la pauvreté multidimensionnelle, M. Talbi Alami a souligné que le Roi Mohammed VI n’a cessé d’insister sur la nécessité de donner à la démocratie sa pleine dimension économique et sociale et de rattraper les disparités.
Il a, par ailleurs, indiqué que la Loi de finances pour l’exercice 2026 a placé le développement territorial au centre des politiques budgétaires, parallèlement au lancement, au cours du second semestre 2025, d’une nouvelle génération de programmes de développement territorial à travers des rencontres de concertation dans plusieurs villes et communes du Royaume, en vue de définir les priorités et de bâtir des programmes fondés sur des données fiables et des objectifs réalisables.
Cette nouvelle génération de programmes, conjuguée aux politiques publiques, est de nature à contribuer à résorber de nombreuses disparités sociales et territoriales, grâce à la convergence des programmes d’intervention publique et à l’adoption du principe de proximité dans la conception et la mise en œuvre des projets.
Organisé par la Chambre des Conseillers en partenariat avec le Conseil économique, social et environnemental (CESE), sous le thème « La justice sociale dans un monde en mutation : la nécessité de politiques équitables pour des sociétés plus résilientes », ce forum parlementaire international tient cette année des travaux autour de trois séances, portant respectivement sur « la justice sociale dans le contexte des transformations mondiales », « l’équité et la protection sociale : des politiques inclusives pour des sociétés résilientes » et « la gouvernance parlementaire de la justice sociale : législation, contrôle et évaluation de l’impact ».

