Groenland : le chef de l’armée danoise insiste sur la nécessité de troupes sur place pour défendre la souveraineté

Le chef de l’armée danoise, Peter Boysen, a déclaré que le Danemark est prêt à défendre le Groenland et que « pour la souveraineté, il faut des troupes sur le terrain », insistant sur le besoin de déployer des unités capables de réagir rapidement en cas de crise pour garantir une présence militaire sur l’île arctique.

Cette annonce intervient dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes autour du Groenland, territoire autonome danois que le président américain Donald Trump souhaite acquérir « pour des raisons de sécurité nationale », pour contrer l’influence russe et chinoise dans l’Arctique, riche en ressources stratégiques telles que les terres rares et en nouvelles voies maritimes en raison du réchauffement climatique.

Le Danemark a invité les États-Unis à participer à des exercices militaires au Groenland il y a quelques jours, dans le cadre de l’opération « Arctic Endurance » axée sur la surveillance maritime et l’affirmation de souveraineté, a déclaré vendredi à bord d’un navire de guerre à Nuuk le commandant du Joint Arctic Command danois, le général de brigade Søren Andersen. Il a dit attendre une réaction américaine et qu’il ne voyait pas un pays de l’OTAN attaquer un autre et qu’il n’y avait pas de navires russes ou chinois près du Groenland.

Le Danemark a annoncé mercredi un renforcement de sa présence militaire au Groenland avec des alliés de l’OTAN, plusieurs pays européens ayant déjà envoyé de petits contingents symboliques : la France (15 personnes pour une mission de reconnaissance, bientôt renforcée), l’Allemagne (13 soldats), la Suède (officiers), la Norvège (2 soldats), le Royaume-Uni (un officier), les Pays-Bas (un officier naval) et la Finlande (2 officiers). Ces forces prennent part à l’exercice « Arctic Endurance » et à des briefings à Nuuk.

Les États-Unis maintiennent déjà 150 personnes à la base spatiale de Pituffik (ex-Thule) en vertu d’un traité de défense de 1951. Le Premier ministre danois Mette Frederiksen a rappelé que la défense du Groenland était l’affaire de toute l’OTAN, tandis que le Groenland, par la voix de son Premier ministre Jens-Frederik Nielsen, réaffirme son refus d’être acheté ou annexé par les États-Unis et préfère rester sous souveraineté danoise.

Ce déploiement multilatéral restreint sert à afficher une gestion collective de la sécurité arctique par l’OTAN, tout en adressant un message politique aux États-Unis sur le respect de la souveraineté danoise face aux ambitions unilatérales.

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