Venezuela: nouvelles violences meutrières au Venezuela

Des affrontements lundi entre forces de sécurité vénézuéliennes et partisans de l’opposition bloquant les rues pour protester contre le projet d’Assemblée constituante du président Nicolas Maduro ont fait un mort parmi les manifestants et des dizaines de blessés.

Le ministère public a annoncé sur Twitter enquêter sur "la mort d’un jeune de 16 ans lors d’une manifestation" dans la ville de La Isabelica (nord).

Le secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA), Luis Almagro, a "condamné la mort d’un autre jeune manifestant au Venezuela". Dans un message sur twitter il ajoute que "seule la démocratie mettra fin à la violence contre le peuple".

Un candidat à la Constituante, José Luis Rivas, 42 ans, a quant à lui été tué par balles par des inconnus en faisant campagne dans la ville de Maracay (centre). Le parquet, qui a ouvert une enquête, n’a pas donné de détails.

Par ailleurs, neuf militaires ont été blessés à travers le pays, a fait savoir Sergio Rivero, commandant de la Garde nationale.

Avec des barricades faites de cordes, de véhicules, d’arbres et de détritus, des groupes d’antichavistes (du nom d’Hugo Chavez, président de 1999 à sa mort en 2013) ont participé à un "grand blocage" pour accroître la pression sur le gouvernement.

"Ce peuple est décidé à poursuivre la lutte pour la liberté. Dimanche, aura lieu l’acte de désobéissance civile le plus important de l’histoire du Venezuela", s’est exclamé Freddy Guevara, vice-président du Parlement contrôlé par l’opposition, au cours d’une opération de blocage à Caracas.

L’opposition a prévu une consultation populaire symbolique sur l’Assemblée constituante le 16 juillet.

Fermement opposés au projet de Constituante, les adversaires du chef de l’Etat socialiste se sentent encouragés depuis la libération de prison d’un de leurs emblématiques porte-drapeaux, Leopoldo Lopez, 46 ans, désormais assigné à résidence.

Il avait été condamné en 2014 à 14 ans de privation de liberté pour "incitation à la violence" pendant des manifestations contre Nicolas Maduro en 2014, qui avaient fait 43 morts.

L’opposition voit dans cette remise en liberté un "succès" obtenu grâce aux manifestations, mais assure qu’elle continuera à "lutter" pour la libération des plus de 400 "prisonniers politiques" qu’il y a encore selon elle au Venezuela.

"Ce qui s’est passé avec Leopoldo est une étape, nous devons continuer au nom de tous les prisonniers et jusqu’à l’organisation d’élections générales. (…) On n’a pas peur", a déclaré à l’AFP Miguel Vielma, un étudiant de 18 ans.

Avec AFP

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