Réunion jeudi à Rome du “Groupe de haut niveau sur la Syrie”

Rome accueillera, jeudi, une réunion du "Groupe de haut niveau sur la Syrie" avec la participation de la Coalition de l’opposition syrienne qui est finalement revenue sur sa décision d’en boycotter les travaux.

Cette "réunion ministérielle restreinte" se déroulera en présence du secrétaire d’Etat américain, John Kerry, annonce le ministère italien des Affaires étrangères en ouverture de son site web.

La même source avait indiqué, samedi dernier, que la réunion se tiendra avec la participation des onze pays "les plus engagés dans la gestion de la crise dans ce pays".

La rencontre intervient dans un contexte marqué par la recrudescence des violences qui, selon diverses sources, ont déjà fait plus de 70.000 morts et 500.000 déplacés en deux années de conflit.

Elle devrait se pencher notamment sur les dernières évolutions sur le terrain et examiner les moyens à même d’assurer une transition politique et de mobiliser l’aide humanitaire nécessaire pour alléger les souffrances du peuple syrien.

Le chef de la Coalition de l’opposition syrienne, Ahmed Moaz Al-Khatib, avait confirmé, lundi dernier, la participation de celle-ci à la réunion de Rome après que, selon lui, le secrétaire d’Etat américain et le chef de la diplomatie britannique, William Hague, ont "promis des aides spécifiques pour soulager la souffrance de notre peuple".

Leur "rejet complet de la sauvagerie du régime" du président Bachar Al-Assad a également joué un rô le, avait souligné Al-Khatib sur sa page Facebook en se disant déterminé à voir "quelles possibilités (…) pouvaient sortir de cette réunion en matière d’aide pour le peuple syrien".

La réunion de Rome permettra de "réévaluer les relations entre l’opposition syrienne et la communauté internationale", avait-t-il affirmé à ce propos.

Trois jours auparavant, la Coalition avait indiqué qu’elle suspendait sa participation à cette réunion, de même que ses visites en Russie, alliée du régime de Bachar Al-Assad, et aux Etats-Unis, pour dénoncer le "silence international sur les crimes" commis en Syrie.

Le chef de la Coalition avait affirmé alors que le retrait de l’opposition des réunions internationales était "un message de protestation adressé à tous les gouvernements du monde qui voient comment le peuple syrien est en train d’être tué et ne font que regarder".

Parallèlement, la Coalition avait annoncé son intention de former un gouvernement chargé de gérer les territoires rebelles. Elle devrait se réunir le 2 mars à Istanbul pour décider de la composition de ce cabinet "provisoire" et choisir son chef.

Lors d’une conférence de presse lundi à Londres, Kerry avait appelé la Coalition à revenir sur la décision de boycott. "J’appelle l’opposition syrienne à se joindre à nous pour des raisons pratiques, pour nous informer", avait-il déclaré.

"Je veux que nos amis au sein du conseil de l’opposition syrienne sachent que nous ne venons pas à Rome simplement pour parler. Nous allons à Rome pour prendre une décision sur les prochaines étapes (…), même si je tiens à souligner que la politique des Etats-Unis est de chercher un règlement politique", avait précisé le secrétaire d’Etat américain.

De son cô té, le chef de la diplomatie britannique avait réitéré l’appel de son pays au départ de Bachar Al-Assad, soulignant que la violence qui persiste en Syrie montre que le Président syrien doit quitter son poste.

Hague avait exprimé par la même sa frustration face à l’absence d’une solution politique internationale à la crise dans ce pays, en dépit des efforts de l’ONU.

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