Présidentielle française 2027: Gabriel Attal appelle à créer les « États-Unis d’Europe »
Le candidat à la présidentielle française Gabriel Attal a développé jeudi depuis Reims sa vision d' »États-Unis d’Europe », plaidant pour la fusion des économies d’un noyau dur de pays européens face à la concurrence chinoise et américaine.
Un appel à dépasser l’Europe à 27
Face à la concurrence de la Chine et des États-Unis, le candidat à la présidentielle française Gabriel Attal a développé jeudi sa vision offensive du futur européen, en défendant la « fusion » des économies d’un noyau dur de pays, qu’il a qualifiée de « projet d’une génération ». « Je le dis avec force: l’Europe actuelle, à 27, a atteint ses limites. Nous ne pourrons pas aller plus loin dans le système actuel », a déclaré depuis Reims le secrétaire général de Renaissance et ancien Premier ministre, lors d’un discours dans les locaux de l’entreprise aérospatiale Latitude.
« Face aux puissances américaine, chinoise et russe, je suis convaincu que les États-Unis d’Europe sont notre chance », a-t-il lancé, avant de préciser: « Je suis candidat pour proposer le projet d’une génération, d’un siècle. »
Un référendum européen et un noyau dur de pays
Gabriel Attal n’a pas précisé le nombre de pays appelés à former ce noyau initial, jugeant que « peu importe le nombre » de départ, celui-ci ayant vocation à augmenter par la suite. Il a dit vouloir instaurer ces « États-Unis d’Europe » en organisant « le premier référendum européen ». Un président serait élu au suffrage universel, et un parlement regrouperait les députés européens déjà élus des États membres.
Assumant un « fédéralisme économique, technologique et écologique », le candidat a précisé que « les compétences régaliennes resteraient à la main des États », tout en plaidant pour « la disparition totale des frontières économiques ». Concrètement, il a évoqué « la convergence des taux de tous nos impôts et taxes », « la création d’un droit du travail commun », l’émergence de « géants bancaires et des télécoms » européens, ainsi que « l’émission de dette commune ».
Une idée en gestation depuis six mois
Selon les informations disponibles, cette proposition est à l’étude depuis six mois au sein de l’équipe de Gabriel Attal et de ses alliés. Le candidat, concurrent au sein du bloc central de l’ancien Premier ministre Édouard Philippe — également candidat à la présidentielle et en avance sur lui dans les sondages —, cherche à obtenir des soutiens à l’international. Son entourage assure qu’il a de « multiples contacts » dans plusieurs pays et promet, dans les prochains jours, le soutien d’une tribune signée par des dizaines de personnalités politiques, notamment des parlementaires européens.