Libye: “compromis” entre gouvernement et ex-rebelles après un ultimatum

Le Premier ministre libyen, Ali Zeidan, a annoncé mardi soir qu’un “compromis” avait été trouvé avec des ex-rebelles qui avaient lancé un ultimatum de quelques heures au Parlement pour quitter le pouvoir.

Des groupes armés libyens avaient donné mardi au Congrès général national (CGN), la plus haute autorité politique du pays, cinq heures pour quitter le pouvoir, avant d’annoncer plus tard, qu’ils prolongeaient leur ultimatum de 72 heures.

M. Zeidan a indiqué dans une brève déclaration à la presse avoir engagé des discussions avec différents groupes d’ex-rebelles, l’ONU et le CGN, annonçant qu’un "compromis a été trouvé" et que "la sagesse l’a emporté".

Le Premier ministre n’a toutefois pas fourni de précisions sur la nature du compromis.

Plus tôt, le chef de la Mission de l’ONU (Unsmil) en Libye, Tarek Metri, a indiqué qu’il avait rencontré des commandants d’ex-rebelles pour les convaincre de "donner une chance au dialogue politique".

"J’ai visité un certain nombre de commandants des Thowars (révolutionnaires) à l’origine de l’ultimatum et je leur ai demandé de donner une chance au dialogue politique, sur la base de la tenue d’élections générales anticipées", a-t-il dit.

"Nous donnons au Congrès, dont le mandat a expiré, cinq heures pour remettre le pouvoir", soit jusqu’à 21H30 (19H30 GMT), ont déclaré en début d’après-midi des chefs ex-rebelles, des puissantes brigades d’Al-Qaaqaa et Al-Sawaek, originaire de Zenten (ouest) menaçant d’arrêter tout député récalcitrant.

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