Le régime syrien va payer très cher ce qu’il a fait” (Davutoglu)

"Le régime syrien va payer très cher ce qu’il a fait", a déclaré mercredi le ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davutoglu à l’ouverture du Forum de coopération turco-arabe à Rabat.

Le ministre commentait devant les journalistes la répression menée depuis six mois en Syrie par le régime du président Bachar al-Assad, avant de retrouver les chefs de la diplomatie de la Ligue arabe.

La situation en Syrie fait l’objet dans l’après-midi d’une réunion extraordinaire de la Ligue arabe pour entériner les sanctions qu’elle vient d’adopter contre le régime syrien pour sa répression qui a fait 3.500 morts, selon l’ONU.

Le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi et le ministre saoudien des affaires étrangères Saoud al Fayçal n’ont pas directement évoqué la Syrie.

Mais le prince saoudien s’est félicité du "rô le que pourrait jouer la Turquie dans toute la région, notamment en ce qui concerne le développement".

Le Forum arabo-turc, dont c’est la quatrième session depuis sa création en 2007 à Istanbul, s’est donné pour objectif de renforcer la coopération entre les deux parties dans les domaines les plus divers et en matière de dialogue des civilisations.

La séance d’ouverture du forum a été marquée par un message adressé par le roi du Maroc Mohammed VI aux participants dans lequel le souverain espère que ce forum s’affirmera comme un cadre de dialogue stratégique régulier avec la Turquie et un "outil pour une exploitation optimale de nos capacités et nos potentialités, ainsi que des opportunités partagées qui s’offrent à nous. Nous considérons que la vitalité de ce dialogue est tributaire de la prise en compte du parcours spécifique de chaque partenaire, selon son système d’organisation, ses traditions, son niveau de développement et son évolution."

Le souverain a également rappelé que le "monde arabe, dans ses composantes Maghreb/Machrek, se trouve aujourd’hui à un tournant historique décisif, qui est, du reste, réfractaire à toute logique attentiste et à tout immobilisme détonnant avec l’esprit du temps, et insensible à l’attrait illusoire des slogans stériles et éculés. D’où l’impératif incontournable, pensons-Nous, de transcender cette attitude passéiste qui va à contre-courant de l’histoire."

Pour le Roi Mohammed VI, "Il faut, en revanche, emprunter une voie alternative, celle de l’avenir et de l’efficacité. Elle appelle une action concertée et résolue, et exige que nous comptions sur nous-mêmes et sur nos potentialités propres pour réaliser un décollage arabe intégré et synergique. A cet égard, l’interdépendance économique, la solidarité, la complémentarité et le développement humain forment le socle du combat engagé pour la réduction de la pauvreté, la précarité, le chô mage et l’analphabétisme, et pour l’éradication de toutes les formes de marginalisation sociale, d’exclusion et de discrimination."

Dans un un document de la Ligue arabe rendu public à Rabat, les Etats arabes et la Turquie indiquent partager une ‘vision commune pour atteindre et maintenir la sécurité, la stabilité, la paix et la prospérité au Proche-Orient et au delà",

selon "Les pays arabes et la Turquie ont des liens forts et profonds qui sont ancrés dans leur relations historiques, géographiques et culturelles. Conscients de ces liens solides, la Ligue des pays arabes et la Turquie ont renforcé et approfondi leurs relations au fil des années", ajoute-t-il.

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