Le mouvement social “Occuper Wall Street” s’étend à plusieurs villes US, dont Washington DC

Le mouvement social "Occuper Wall Street" s’est étendu, ce weekend, du bas Manhattan (New York) à plusieurs grandes villes US, dont la capitale fédérale Washington, grâce notamment au soutien des syndicats.

Ce mouvement social, sans leader, ni figure emblématique, entend, à travers la critique formulée à l’égard de Wall Street, stigmatiser la "cupidité" et les "inégalités sociales", dans une Amérique plombée par un taux de chômage endémique à plus de 9 % et un déficit budgétaire abyssal à hauteur de 15 trillions de dollars.

Les manifestations initiées par ce mouvement, depuis plus de vingt jours, s’en prennent également à la politique étrangère des Etats-Unis, en clamant leur désaccord avec l’engagement militaire US en Afghanistan, ainsi qu’avec la politique environnementale de l’Administration Obama.

Dans sa page éditoriale, le New York Times fait observer, dimanche, que les ménages de la classe moyenne viennent, sous la pression de la baisse de leurs pouvoirs d’achat et sources de revenus, grossir les rangs de la classe des démunies, menaçant de donner lieu à ce que la publication qualifie de "sous-classe permanente de personnes compétentes, volontaires, mais sans emplois".

Les manifestants, dont une majorité de jeunes, "veulent faire entendre la voix de la génération des opportunités perdues", sous un regard "indifférent" de Washington, souligne le journal américain.

La colère des manifestants, rappelle le New York Times, trouve sa source dans le plan de sauvetage du gouvernement, à coups de centaines de milliards de dollars, pour renflouer les caisses des banques au lendemain de la crise financière de 2008, ajoutant que cette mesure a été perçue comme étant le reflet des relations "toxiques" entre Wall Street et les responsables élus, "au moment même où les Américains ordinaires souffrent"

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. J'accepte Lire la suite