Le Mexique “regrette profondément” des déclarations de la chef de la diplomatie française

Le gouvernement mexicain "regrette profondément” les déclarations de la ministre française des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, qui a estimé que le rejet par la justice mexicaine du pourvoi en cassation d’une ressortissante française constituait un "déni de justice” et pourrait "peser sur les relations bilatérales”.

Dans un communiqué rendu public mercredi soir, le ministère mexicain des Affaires étrangères souligne que la française Florence Cassez, condamnée à 60 ans de prison dans une affaire d’enlèvements au Mexique, a fait usage de "tous les moyens de défense que lui confère la justice mexicaine” et qu’elle a bénéficié de l’assistance consulaire de l’ambassade de France à Mexico. C’est pourquoi, ajoute la même source, le Mexique "’rejette les affirmations (de Alliot-Marie) selon lesquelles il y a eu déni de justice” dans cette affaire.

Jeudi, un tribunal mexicain a rejeté le pourvoi en cassation introduit par Florence Cassez, condamnée, en mars 2009, à 60 ans de prison pour sa complicité dans l’enlèvement et la séquestration de plusieurs ressortissants mexicains.

Florence Cassez (36 ans), qui est en prison depuis cinq ans, avait fondé de grands espoirs pour pouvoir quitter la prison mexicaine, en faisant prévaloir notamment un montage policier de sa capture devant les caméras de télévision.

Et le ministère mexicain d’ajouter que "contrairement à ce qu’a déclaré Mme Alliot-Marie, le septième tribunal collégial en matière pénale a analysé tous les arguments qui lui ont été soumis par la défense et qui ont été rejetés à l’unanimité des magistrats, conformément à la loi” mexicaine. Il invite "respectueusement” la ministre française "à analyser soigneusement les termes du jugement” rendu contre la libération immédiate de Florence Cassez.

Le ministère mexicain affirme "regretter profondément que la ministre Alliot-Marie ait considéré que les relations entre nos pays pourraient être affectées par un fait d’ordre strictement judiciaire”. Le gouvernement mexicain, qui se félicite des bonnes relations avec la France couronnées par l’annonce récente de l’organisation de "l’Année du Mexique en France”, souhaite que le cas de Florence Cassez "ne ternisse les liens entre nos pays”.

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