Le CCG soutient la coalition nationale syrienne et dénonce “l’ingérence iranienne” dans les affaires intérieures des pays du Golfe

Le CCG soutient la coalition nationale syrienne et dénonce
Le Conseil de coopération du Golfe (CCG) a souligné l’importance d’apporter le soutien et l’assistance à la Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution syrienne et appelé l’Iran à cesser "son ingérence" dans les affaires intérieures des pays du Golfe.

Dans un communiqué publié au terme de leur 33ème sommet tenu à Manama, les dirigeants du CCG (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Oman, Koweït et Qatar) ont mis l’accent sur "l’importance d’apporter le soutien nécessaire" à la Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution syrienne.

Le CCG s’est dit "attristé par la poursuite du régime syrien de l’effusion du sang et la destruction des villes et des infrastructures" et souligné que "le processus de transition politique doit être accéléré".

Il a invité la communauté internationale à "agir rapidement pour mettre fin à ces massacres" et apporter une assistance humanitaire aux civils syriens, affectés par le conflit.

Le CCG a, en outre, exprimé son soutien à l’émissaire international Lakhdar Brahimi, espérant que sa mission contribuera à assurer "l’entente au sein du Conseil de sécurité de l’ONU".

Evoquant l’Iran, le CCG a appelé Téhéran à "cesser immédiatement et définitivement ses ingérences" dans les affaires intérieures des pays du Golfe, et à mettre fin à "toutes les politiques et mesures de nature à attiser les tensions et à menacer la sécurité et la stabilité régionales".

Il a aussi exigé de l’Iran de se conformer "aux principes du bon voisinage, du respect mutuel et du règlement pacifique des conflits".

Le CCG a dénoncé, dans ce contexte, la poursuite de l’"occupation iranienne des trois îles des Emirats" dans le Golfe et déploré le refus de Téhéran de toute négociation ou arbitrage international sur ce différend.

L’Iran affirme fréquemment sa souveraineté sur l’île d’Abou Moussa et les îlots de la grande et petite Tomb, revendiqués par les Emirats.

A propos du programme nucléaire iranien, le CCG a appelé Téhéran à coopérer pleinement avec l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA), et à assurer la sécurité du réacteur de Bouchehr sur le Golfe de manière à éviter tout accident nucléaire.

Concernant le Yémen, les pays du Golfe ont salué la restructuration de l’armée, annoncée la semaine dernière à Sanaa et écartant des proches l’ancien président Ali Abdallah Saleh de plusieurs postes de commandement militaire.

Les pays du CCG espèrent, selon le communiqué, "la participation de toutes les composantes du peuple yéménite" au dialogue national, prévu par l’accord de transition de novembre 2011 qu’elles avaient parrainé.

Le sommet de Manama qui s’est tenu en l’absence de quatre des six chefs d’Etat du CCG a par ailleurs entériné le traité de sécurité du CCG, signé en novembre dernier par les ministres de l’Intérieur des pays membres, décidé d’accélérer le processus d’intégration économique entre ses Etats membres et annoncé la création d’un commandement militaire unifié aux contours non précisés.

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