L’afflux des réfugiés syriens, “danger existentiel” pour le Liban (président libanais)

Le président libanais Michel Sleimane a averti mercredi à Paris que l’afflux de réfugiés syriens au Liban constituait un “danger existentiel” pour son pays, appelant à la solidarité internationale.

L’afflux de réfugiés syriens "représente un danger existentiel qui menace l’unité libanaise", a déclaré le chef de l’Etat libanais à l’ouverture à l’Elysée d’une réunion du Groupe international de soutien (GIS) au Liban, rappelant qu’ils étaient près d’un million.

Son homologue français François Hollande a rappelé pour sa part qu’il "y a plus d’un million de Syriens qui ont trouvé refuge au Liban", soit près d’un quart de la population du pays, et que "50.000 Syriens affluent chaque mois" dans ce pays.

S’il est tout à l’"honneur" du Liban de les recevoir, leur présence constitue aussi " une charge, un fardeau considérable", a-t-il souligné lors d’une déclaration commune devant la presse avec le sous-secrétaire général des Nations unies pour les Affaires politiques, Jeffrey Feltman.

"Nous utiliserons cette réunion à toutes les fins possibles afin de faire avancer la paix, que ce soit au Moyen-Orient ou aux confins de l’Europe", a cependant poursuivi François Hollande dans une claire allusion à la situation en Ukraine.

Cette réunion du GIS devait être la première occasion depuis la prise de contrôle de la Crimée ce week-end par les troupes russes d’un face-à-face entre le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et ses homologues américain, français, britannique et allemand John Kerry, Laurent Fabius, William Hague et Frank-Walter Steinmeier.

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