G20 : accord sur la mesure des déséquilibres

La présidence française du G20 a arraché in extremis à Paris un accord à la Chine sur les indicateurs de mesure des déséquilibres économiques mondiaux. En marge du sommet, DSK n’a pu éviter une question sur la présidentielle française : il affirme n’avoir “rien d’autre à l’esprit” que le FMI.

G20 : accord sur la mesure des déséquilibres
La France s’était fixé comme objectif d’obtenir, dès sa première réunion à la tête du G20, un accord sur une liste d’indicateurs permettant de mesurer les déséquilibres économiques, accusés d’avoir nourri la crise mondiale et la "guerre des monnaies" qui a fait rage à l’automne.

Mais, longtemps, Paris a buté sur la résistance de certains pays émergents, la Chine en tête, qui s’opposaient à certaines mesures proposées.

Un compromis a finalement été trouvé in extremis. "Tout le monde y a mis du sien", a commenté la présidence française de ce forum des principaux pays riches et émergents qui représentent ensemble 85% de la richesse de la planète.

Les indicateurs finalement retenus comprennent la dette et les déficits publics, l’épargne et les investissements, la balance commerciale et le solde des investissements courants.

Ces indicateurs doivent servir de thermomètre pour établir un diagnostic partagé des grands déséquilibres, et faire, dans la seconde moitié de l’année, des recommandations de politique économique aux pays qui présentent des excédents ou des déficits excessifs.

La difficulté à parvenir à un compromis sur un sujet aussi technique en dit long sur les obstacles qui se dressent face aux ambitions réformatrices de la France. Paris veut en effet moderniser le système monétaire international, lutter contre la volatilité des prix des matières premières et instaurer une taxe sur les transactions financières pour aider les pays pauvres.

La Banque mondiale a tiré ce samedi la sonnette d’alarme : la flambée des prix alimentaires est en train d’atteindre sa cote d’alerte, représentant un risque pour la stabilité politique de nombreux pays.
Evidemment interrogé par la presse sur ses ambitions nationales dans la perspective de la présidentielle de 2012, le directeur du FMI Dominique Strauss-Kahn a promis qu’il n’avait "rien d’autre à l’esprit" que le FMI qui l’"occupe à plein temps" .

Tenu à un strict devoir de réserve sur la politique intérieure, DSK doit s’exprimer dimanche au 20h de France 2. Il a par ailleurs accordé un entretien aux lecteurs du journal Le Parisien, à paraître lundi, alors que les spéculations vont bon train sur sa candidature à la primaire du Parti socialiste avant l’élection présidentielle de 2012.

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