Covid-19: Castex promet son soutien aux soignants et exhorte les Français à la responsabilité

Le Premier ministre Jean Castex, en visite vendredi au CHU de Lille, a promis l'”appui” du gouvernement aux soignants inquiets face à “la montée d’eau” de la deuxième vague de Covid-19, tout en exhortant les Français à la “mobilisation nationale”.

Le Premier ministre Jean Castex, en visite vendredi au CHU de Lille, a promis l'”appui” du gouvernement aux soignants inquiets face à “la montée d’eau” de la deuxième vague de Covid-19, tout en exhortant les Français à la “mobilisation nationale”.

“La meilleure façon de prévenir les afflux en hospitalisation, ce sont les mesures préventives, le respect des mesures coercitives que nous avons été conduits à prendre”, a-t-il fait valoir devant la presse, à quelques heures de l’entrée en vigueur de couvre-feux dans plusieurs métropoles.

A son arrivée, accompagné de la maire PS de Lille Martine Aubry, le chef du gouvernement a de nouveau appelé à la “responsabilité collective” et estimé que chacun doit “y mettre du sien”. “Si on attend tout des pouvoirs publics, on n’y arrivera pas. Il faut rendre les Français acteurs, ils peuvent le faire pour leurs proches, pour vous aussi” les soignants, a-t-il dit en visitant le service des urgences.

“Ce n’est pas que la communauté hospitalière qui va lutter contre ce virus; c’est une affaire de mobilisation nationale”, a-t-il ajouté un peu plus tard lors d’un échange avec des représentants de la CGT qui relayaient “un mal profond” et la crainte de ne pas être “en capacité d’encaisser” cette deuxième vague.

Dans l’agglomération lilloise, 480 personnes sur 100.000 sont infectées par le Covid-19, contre 193 en moyenne dans toute la France, et le taux d’occupation dans les services de réanimation du CHU est “proche de 40%, un chiffre extrêmement élevé”, a indiqué M. Castex.

“On a besoin que la population nous aide”, a souligné Arnaud Scherpereel, chef du pôle cardiologie vasculaire, dont les équipes sont aujourd’hui “un peu à la rupture” après avoir géré “un flux de patients énorme” jusque dans l’été.

“Ce qui va se passer est radicalement différent de la première fois. La première vague c’était un tsunami. Là c’est l’eau qui monte. Cette semaine elle est aux genoux. L’essentiel est de ne pas être submergé. Mais les jours qui viennent vont être des jours de travail intense”, a averti Patrick Goldstein, chef des urgences.

“Toute mesure ou solution d’appui dont vous aurez besoin, on les dégagera”, a promis Jean Castex.

Il a assuré aux responsables politiques locaux et hospitaliers que “le gouvernement se tient prêt à assouplir les réglementations, à renforcer les financements, pour qu’aucun obstacle ne puisse exister à la mobilisation massive et la plus efficiente possible des ressources” dans cette période de crise sanitaire et économique.

Si certains estiment que la situation serait moins tendue avec davantage de lits ouverts, M. Goldstein a souligné que former un réanimateur “ne se fait pas en une semaine”.

“Ouvrir des lits en réanimation c’est un constat d’échec. Ca veut dire qu’on n’a pas su prévenir”, a remarqué M. Castex.

Quant à l’instauration de couvre-feux dans les métropoles, “ça ne doit pas faire oublier les gestes barrières” pour éviter “les contaminations intra-familiales”, a souligné M. Goldstein.

“On gagnera quand la pédagogie prendra le pas sur la coercition”, a estimé le Premier ministre.

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