Christine Taubira, “atterrée”par les enregistrements de Buisson, dénonce une atteinte aux institutions

Après la publication par le Canard Enchaîné et le site internet Atlantico de plusieurs extraits d’enregistrements d’échanges entre Nicolas Sarkozy et ses conseillers réalisés à leur insu en 2011 par son conseiller controversé Patrick Buisson, la garde de sceaux Christiane Taubira s’est dite, mercredi 5 mars, « atterrée », parlant de « déloyauté » et d’une atteinte à la « morale publique » et « aux institutions ».

Sur l’antenne de France Inter, la ministre de la justice s’est dite « très attachée au respect des institutions ». « C’est essentiel pour la société, pour la protection des plus vulnérables. Donc, quelle que soit la sensibilité qui est aux responsabilités, il faut les préserver. Et là, manifestement, il y a un problème de rapport aux institutions, de rapport aux fonctions, mais aussi de rapport entre les personnes », a constaté Christiane Taubira.

La ministre y voit « une déloyauté, une façon de s’exonérer, de s’affranchir de valeurs minimales de relation dans une société. (…) Je ne m’en réjouis pas », a-t-elle commenté. « Quand les citoyens entendent cela, quel respect peuvent-ils avoir pour les institutions ? Et quand on ne respecte plus les institutions tout s’effondre », a-t-elle avancé, ajoutant : « Moi je me m’amuse vraiment pas quand on affaiblit les institutions. »

Le premier secrétaire du PS, et Bruno le Roux, président du groupe socialiste à l’Assemblée, ont tous les deux évoqués, mercredi matin, la possibilité que leur parti demande la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire.

« C’est une atteinte au fonctionnement de l’Etat et de la démocratie. Le président de la République a été mis sous surveillance », a déclaré Bruno Le Roux à l’AFP, évoquant une enquête pour « atteinte au respect de la fonction présidentielle », « s’il n’y a pas de plainte de Nicolas Sarkozy ».

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