Le Qatar plaide pour la reprise du processus diplomatique lors d’une rencontre avec Ghalibaf à Téhéran
Le chef de la diplomatie qatarie s’est rendu jeudi à Téhéran pour rencontrer plusieurs hauts responsables iraniens, dont le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, dans le cadre des efforts de médiation menés par Doha.
Une rencontre à Téhéran dans le cadre de la médiation qatarie
Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, s’est rendu jeudi à Téhéran pour rencontrer plusieurs hauts responsables iraniens. Lors de son entretien avec Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien et chef de la délégation iranienne dans les négociations avec les États-Unis, le chef de la diplomatie qatarie a insisté sur la nécessité de reprendre le processus diplomatique, selon un communiqué du ministère qatari des Affaires étrangères.
Le dossier du détroit d’Ormuz au centre des discussions
Le Premier ministre qatari a également rencontré son homologue iranien, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi. Les deux parties ont passé en revue les efforts déployés pour réduire l’escalade et créer des conditions propices au dialogue, ainsi qu’un cadre progressif proposé entre l’Iran et Oman prévoyant l’établissement d’un corridor maritime temporaire dans le détroit d’Ormuz et un projet conjoint de déminage de la voie navigable.
Une guerre entrée dans son sixième mois
Cette visite intervient alors que le conflit qui oppose l’Iran aux États-Unis et à Israël, déclenché le 28 février, approche de son sixième mois. Le Qatar, avec le Pakistan, a joué un rôle de médiateur dans ce dossier, ayant notamment contribué à l’obtention d’un cessez-le-feu en avril dernier. Un sommet quadrilatéral réunissant le Qatar, le Pakistan, les États-Unis et l’Iran s’était par ailleurs tenu à Bürgenstock, en Suisse, le 21 juin.
Une pression économique américaine croissante
La rencontre à Téhéran survient dans un contexte de tensions ravivées, Washington ayant annoncé de nouvelles sanctions visant à isoler l’Iran de ses partenaires commerciaux. Ghalibaf a pour sa part appelé à l’unité nationale face à ce qu’il qualifie de « guerre économique totale », tandis que le président de la commission de la sécurité nationale du Parlement iranien, Ebrahim Azizi, a qualifié ces sanctions d' »acte inhumain et hostile ».
