Le bilan de la crue dévastatrice au Népal s’aggrave à 359 morts

La police népalaise annonce un nouveau bilan de 359 morts au lendemain d’un mur d’eau et de boue qui a dévalé la frontière avec le Tibet, tandis que les recherches se poursuivent pour plus d’un millier de disparus.

Un bilan qui continue de s’alourdir
La crue gigantesque survenue mercredi dans le nord du Népal, à la frontière avec la Chine, a fait au moins 359 morts au Népal. La police népalaise a communiqué ce nouveau bilan jeudi, en nette hausse par rapport aux premiers décomptes de la veille. Les autorités chinoises font pour leur part état de trois morts sur leur territoire, au Tibet, portant le total provisoire de la catastrophe à au moins 362 morts.

Plus d’un millier de disparus, dont de nombreux touristes
Les secours poursuivent leurs recherches pour retrouver plus de 1 300 personnes portées disparues de part et d’autre de la frontière. Le bureau népalais du tourisme recense 667 personnes manquantes côté népalais, dont 127 voyageurs népalais et 517 touristes étrangers, parmi lesquels des ressortissants indiens, américains, britanniques et malaisiens. Quatre Français figureraient parmi les disparus, une information que le ministère français des Affaires étrangères n’a pas confirmée à ce stade. Une trentaine de touristes étrangers, majoritairement indiens, ont été secourus dans le secteur de Timure et de la rivière Bhotekoshi, dans le district de Rasuwa.

Un mur d’eau et de boue dévalant à grande vitesse
Un puissant torrent d’eau, de boue et de débris a dévalé mercredi matin les deux versants de la frontière montagneuse, à une vitesse estimée à environ 150 km/h. Une caméra de surveillance côté chinois a filmé une vague de plusieurs mètres submerger en quelques secondes un bâtiment de plusieurs étages, alors que des habitants tentaient de fuir. Les vallées de la Trishuli, dans le district de Nuwakot, et de la Bhotekoshi ont été particulièrement touchées.

Une origine glaciaire suspectée
Selon le scientifique Simon Cox, de l’institut néo-zélandais GNS Science, un important bloc de glace se serait détaché d’un glacier situé à environ 5 200 mètres d’altitude avant de chuter dans une vallée. Des données satellitaires évoquées par l’Autorité népalaise de réduction et de gestion des risques de catastrophe suggèrent qu’un glissement de neige et de roches à la frontière sino-népalaise pourrait avoir obstrué un cours d’eau, provoquant une montée soudaine des eaux en aval.

La mobilisation des secours
Le Premier ministre népalais, Balendra Shah, a convoqué une réunion d’urgence de l’Autorité nationale en charge de la gestion des situations d’urgence. L’armée népalaise mène des opérations aériennes de recherche et de secours, et les habitants des zones situées le long des rivières concernées ont été appelés à évacuer. En Chine, le président Xi Jinping a appelé à des opérations de secours menées sans réserve après la coulée de boue survenue au poste-frontière de Gyirong, au Tibet.

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