Pedro Sanchez en visite officielle à Alger, six ans après son dernier déplacement
Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a effectué lundi une visite officielle à Alger, sa première depuis 2020, sans que cela ne traduise un changement de la position espagnole sur le Sahara marocain.
Une première visite en six ans
Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a effectué lundi 20 juillet une visite officielle en Algérie, sa première depuis octobre 2020. Il s’est entretenu à Alger avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune et a participé à un forum réunissant des entreprises des deux pays.
« Poursuivre le dialogue et la coopération »
« Déjà en Algérie, pour continuer à approfondir, au bénéfice de nos peuples, le dialogue et la coopération que nous entretenons avec ce pays ami et stratégique pour l’Espagne », a déclaré Pedro Sanchez à son arrivée à Alger.
Une brouille diplomatique amorcée en 2022
Ce déplacement intervient après plusieurs années de fortes tensions entre Madrid et Alger, consécutives au soutien apporté par l’Espagne, en mars 2022, à l’initiative marocaine d’autonomie pour le Sahara. L’Algérie avait alors suspendu le traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération signé avec l’Espagne en 2002, et limité ses transactions commerciales avec Madrid, notamment en gelant certaines opérations bancaires.
Une position espagnole sur le Sahara qui reste inchangée
Ce rapprochement diplomatique n’implique toutefois aucun changement dans la position officielle de l’Espagne sur la question du Sahara marocain, Madrid continuant de soutenir l’initiative d’autonomie proposée par Rabat comme seule base de règlement du différend régional.
Cette normalisation progressive des relations entre Madrid et Alger n’empêche donc pas l’Algérie de revenir, à terme, sur la décision qu’elle avait prise en 2022 de dégrader ses relations avec l’Espagne, ces deux dossiers étant traités de manière distincte par les deux capitales.
Le gaz et la sécurité au Sahel au menu des discussions
L’Algérie est redevenue, au premier semestre 2026, le principal fournisseur de gaz de l’Espagne, dans un contexte de tensions énergétiques mondiales liées au conflit au Moyen-Orient. Les discussions entre les deux dirigeants devaient notamment porter sur une possible augmentation des volumes transportés par le gazoduc Medgaz, ainsi que sur le renforcement des importations de gaz naturel liquéfié.
La sécurité dans la région du Sahel et les flux migratoires figuraient également parmi les sujets abordés lors de cette visite.
