Super-Tuesday” chez les républicains: Romney va tenter de consolider son avance

Super-Tuesday
C’est la journée la plus chargée des primaires dans le camp républicain aux Etats-Unis: dix Etats étaient appelés mardi à se prononcer sur le choix du futur adversaire de Barack Obama lors de la présidentielle de novembre. Le millionnaire Mitt Romney espère consolider sa position de favori lors de ce "Super-Tuesday" alors que la course reste encore indécise.

C’est justement ce même "Super-Mardi" que le président Barack Obama a choisi pour tenir sa première grande conférence de presse de l’année. Même si la Maison Blanche assure qu’il s’agit d’une simple coïncidence.

Les électeurs républicains étaient appelés mardi à participer à des primaires ou caucus dans l’Idaho, l’Alaska, la Géorgie, le Massachusetts, le Dakota du Nord, l’Ohio, l’Oklahoma, le Tennessee, le Vermont et la Virginie. Au total, 419 délégués étaient en jeu, soit environ un tiers des 1.144 requis pour emporter l’investiture lors de la convention nationale du parti fin août à Tampa (Floride).

La course s’annonçait particulièrement serrée dans l’Ohio, Etat-clé du "Super-Tuesday", que se disputaient Mitt Romney, l’ancien gouverneur du Massachusetts, et l’ultraconservateur Rick Santorum, ancien sénateur de Pennsylvanie.

De son cô té, Newt Gingrich, ancien président de la Chambre des représentants, misait sur une belle victoire en Géorgie, qu’il a représentée pendant 20 ans au Capitole, pour donner un nouveau souffle à une campagne en perte de vitesse. Il ne s’est jusqu’ici imposé que dans un seul Etat, la Caroline du Sud, le 21 janvier.

Mitt Romney possède déjà une solide avance sur ses adversaires au nombre de délégués remportés. Il en compte 203, selon les projections de l’Associated Press, contre 92 pour Rick Santorum, 33 pour Newt Gingrich et 25 pour Ron Paul, du mouvement libertarien. Mais il ne s’est pas encore imposé nettement comme le futur adversaire de Barack Obama dans ces imprévisibles primaires, peinant notamment à convaincre l’aile la plus conservatrice du parti, et de ce fait un temps débordé sur sa droite par Santorum.

"J’espère obtenir le soutien de la population demain ici en Ohio, et dans d’autres Etats du pays", a lancé Romney, confiant, à la veile du "Super-Tuesday". "Je pense que si je l’obtiens, je décrocherai l’investiture".

Après une série de revers, Romney le Mormon a paru reprendre la main face à Rick Santorum, en remportant quatre victoires d’affilée. La semaine dernière, il s’est notamment imposé dans le Michigan avant de remporter les caucus de l’Etat de Washington ce week-end.

Dans l’Ohio, il a réduit l’écart avec Santorum, qui avait pris la tête des sondages le mois dernier. Les deux hommes sont désormais donnés au coude au coude. Comme en Floride ou dans le Michigan, Mitt Romney est arrivé une nouvelle fois à renverser la tendance, illustrant la puissance de son dispositif de campagne, qui possède un net avantage financier et une solide organisation.

Dans l’Ohio, Etat industriel, Romney a préféré insister sur les questions économiques, plutô t que sur les questions de société, mettant en avant son expérience. "D’autres personnes dans cette course ont débattu sur l’économie, ils ont lu sur l’économie, ils en ont discuté lors d’auditions de sous-commissions", a lancé cet ancien dirigeant de fonds d’investissement lors d’un discours à Canton. "Mais moi, j’ai été réellement au coeur de l’économie. J’ai travaillé dans les affaires et je sais ce qu’il faut pour qu’une entreprise réussisse et prospère".

Mitt Romney espérait un bon score dans le Massachusetts, où il a servi quatre ans comme gouverneur, et dans le Vermont, autre Etat du nord-est des Etats-Unis. Il semblait aussi promis à une victoire dans la primaire de Virginie où Santorum et Gingrich n’ont pas réuni suffisamment de signatures pour se qualifier pour le scrutin.

Barack Obama, lui, ne comptait pas laisser les Républicains monopoliser les médias en ce mardi crucial des primaires. Le président démocrate, qui voit sa cote de popularité remonter en même temps que les chiffres de l’économie américaine, avait programmé une conférence de presse, sa première depuis novembre. Un sondage NBC-Wall Street Journal paru lundi, le donne vainqueur en novembre dans tous les cas de figure, quel que soit son adversaire républicain.

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